Texte Libre

Chapitre

Adam Smith a remarqué que le mot VALEUR a deux significations différentes, et exprime, tantôt l’utilité d’un objet quelconque, tantôt la faculté que cet objet transmet à celui qui le possède, d’acheter d’autres marchandises. Dans un cas la valeur prend le nom de valeur en usage ou d’utilité : dans l’autre celui de valeur en échange. « Les choses, dit encore Adam Smith, qui ont le plus de valeur d’utilité n’ont souvent que fort peu ou point de valeur échangeable ; tandis que celles qui ont le plus de faveur échangeable ont fort peu ou point de valeur d’utilité. » L’eau et l’air, dont l’utilité est si grande, et qui sont même indispensables à l’existence de l’homme, ne peuvent cependant, dans les cas ordinaires, être donnés en échange pour d’autres objets. L’or, au contraire, si peu utile en comparaison de l’air ou de l’eau, peut être échangé contre une grande quantité de marchandises

[1].

Ce n’est donc pas l’utilité qui est la mesure de la valeur échangeable, quoiqu’elle lui soit absolument essentielle. Si un objet n’était d’aucune utilité, ou, en d’autres termes, si nous ne pouvions le faire servir à nos jouissances, ou en tirer quelque avantage, il ne posséderait aucune valeur échangeable, quelle que fût d’ailleurs sa rareté, ou quantité de travail nécessaire pour l’acquérir.

Les choses, une fois qu’elles sont reconnues utiles par elles-mêmes, tirent leur valeur échangeable de deux sources, de leur rareté, et de la quantité de travail nécessaire pour les acquérir.

Il y a des choses dont la valeur ne dépend que de leur rareté. Nul travail ne pouvant en augmenter la quantité, leur valeur ne peut baisser par suite d’une plus grande abondance. Tels sont les tableaux précieux, les statues, les livres et les médailles rares, les vins d’une qualité exquise, qu’on ne peut tirer que de certains terroirs très peu étendus, et dont il n’y a par conséquent qu’une quantité très bornée, enfin, une foule d’autres objets de même nature, dont la valeur est entièrement indépendante de la quantité de travail qui a été nécessaire à leur production première. Cette valeur dépend uniquement de la fortune, des goûts et du caprice de ceux qui ont envie de posséder de tels objets.

Ils ne forment cependant qu’une très petite partie des marchandises qu’on échange journel­le­ment. Le plus grand nombre des objets que l’on désire posséder étant le fruit de l’industrie, on peut les multiplier, non seulement dans un pays, mais dans plusieurs, à un degré auquel il est presque impossible d’assigner des bornes, toutes les fois qu’on voudra y consacrer l’industrie nécessaire pour les créer.

Quand donc nous parlons des marchandises, de leur valeur échangeable, et des principes qui règlent leurs prix relatifs, nous n’avons en vue que celles de ces marchandises dont la quantité peut s’accroître par l’industrie de l’homme, dont la production est encouragée par la concurrence, et n’est contrariée par aucune entrave.

Dans l’enfance des sociétés la valeur échangeable des choses, ou la règle qui fixe la quan­tité que l’on doit donner d’un objet pour un autre, ne dépend que de la quantité compa­rative de travail qui a été employée à la production de chacun d’eux.

« Le prix réel de chaque chose, dit Adam Smith, ce qu’elle coûte réelle­ment à la personne qui a besoin de l’acquérir, est l’équivalent de la peine et de l’embarras qu’il a fallu pour l’acquérir. Ce que chaque chose vaut réellement pour celui qui l’a acquise, et qui cherche à en disposer, ou à l’échanger pour quelque autre objet, c’est la peine et l’embarras que cette chose peut lui épargner, et qu’elle a le pouvoir de rejeter sur d’autres personnes. Le travail a été le premier prix, la monnaie primitive avec labelle tout a été payé

[2]. » Et dans un autre endroit il ajoute : «Dans cet état grossier des sociétés nais­santes, qui précède l’accumulation des capitaux, et l’appropriation des terres, le rapport entre la quantité de travail nécessaire pour acquérir chaque objet parait la seule donnée qui puisse conduire à poser une règle pour l’échange des uns contre les autres. Par exemple, si dans une nation de chasseurs il en coûte ordinaire­ment deux fois autant de travail pour tuer un castor que pour tuer un daim, on don­nera naturellement deux daims pour un castor, ou, en d’autres termes, un castor vaudra deux daims. Il est tout simple que ce qui est d’ordinaire le produit de deux journées ou de deux heures de travail, vaille le double de ce qui n’exige ordinaire­ment qu’un jour ou une heure de travail [3]. »

Il importe essentiellement en économie politique de savoir si telle est en réalité la base de la valeur échangeable de toutes les choses, excepté de celles que l’industrie des hommes ne peut multiplier à volonté ; car il n’est point de source d’où aient découlé autant d’erreurs, autant d’opinions diverses, que du sens vague et peu précis qu’on attache au mot valeur.

Si c’est la quantité de travail fixée dans une chose, qui règle sa valeur échangeable, il s’ensuit que toute augmentation dans la quantité de ce travail doit nécessairement augmenter la valeur de l’objet auquel il a été employé ; et de même que toute diminution du même travail doit en diminuer le prix

[4].

Adam Smith, après avoir défini avec tant de précision la source primitive de toute valeur échangeable, aurait dû, pour être conséquent, soutenir que tous les objets acquéraient plus ou moins de valeur selon que leur production coûtait plus ou moins de travail. Il a pourtant créé lui-même une autre mesure de la valeur, et il parle de choses qui ont plus ou moins de valeur selon qu’on peut les échanger contre plus ou moins de cette mesure. Tantôt il dit que c’est la valeur du blé, et tantôt il assure que c’est celle du travail ; non pas du travail dépensé dans la production d’une chose, mais de celui que cette chose peut acheter ; - comme si c’étaient là deux expressions équivalentes, et comme si parce que le travail d’un homme est devenu deux fois plus productif, et qu’il peut créer une quantité double d’un objet quelconque, il s’ensuivait qu’il doit obtenir en échange une double rétribution.

Si cela était vrai, si la rétribution du travailleur était toujours proportionnée à sa produc­tion, il serait en effet exact de dire que la quantité de travail fixée dans la production d’une chose, et la quantité de travail que cet objet peut acheter, sont égales ; et l’une ou l’autre indifféremment pourrait servir de mesure exacte pour les fluctuations des autres objets. Mais ces deux quantités ne sont point égales : la première est en effet très souvent une mesure fixe qui indique exactement la variation des prix des autres objets ; la seconde, au contraire, éprouve autant de variations que les marchandises ou denrées avec lesquelles on peut la com­parer. C’est ainsi qu’Adam Smith, après avoir, avec beaucoup de sagacité, démontré com­bien une mesure variable, telle que l’or et l’argent, était insuffisante pour servir à déterminer le prix variable des autres objets, a lui-même adopté une mesure tout aussi variable, en choisis­sant pour cela le blé ou le travail

[5].

L’or et l’argent sont sans doute sujets à des fluctuations de valeur par la découverte de mines nouvelles et plus riches, mais ces découvertes sont rares, et leurs effets, quoique im­por­tants, se bornent à des époques d’une durée comparativement courte. Leur valeur peut aussi éprouver des variations par l’effet des améliorations introduites dans l’exploitation des mines et dans les machines qui y sont employées, ces améliorations produisant avec le même travail plus de métal. Enfin l’épuisement graduel des mines qui fournissent les métaux précieux, peut encore déterminer certaines fluctuations sur les marchés. Mais est-il une seule de ces causes de fluctuation à laquelle le blé ne soit également sujet ? Sa valeur ne varie-t-elle pas par les améliorations dans l’agriculture, dans les instruments aratoires, par le perfec­tion­nement des machines, ainsi que par la découverte de nouveaux terrains fertiles, qui, livrés à la culture dans d’autres pays, ne peuvent manquer d’influer sur le prix des grains dans tout marché où l’importation sera libre ? D’ailleurs, le blé n’est-il pas sujet à hausser, par les prohi­bitions, par l’accroissement des richesses et de la population, et par la difficulté plus grande d’extraire un plus fort approvisionnement de blé des mauvais terrains dont la culture exige beaucoup plus de travail

[6] ?

La valeur du travail n’est-elle pas également variable ; et n’est-elle pas modifiée, ainsi que toutes choses, par le rapport entre l’offre et la demande, rapport qui varie sans cesse avec la situation du pays ? N’est-elle pas encore affectée par le prix variable des subsistances et des objets de première nécessité, à l’achat desquels l’ouvrier dépense son salaire ?

Dans un même pays, pour produire une quantité déterminée d’aliments ou d’objets de première nécessité, il faut peut-être dans un temps le double du travail qui aurait suffi dans une autre époque éloignée ; et il se peut néanmoins que les salaires des ouvriers ne soient que fort peu diminués. Si l’ouvrier recevait pour ses gages, à la première époque, une certaine quantité de nourriture et de denrées, il n’aurait probablement pu subsister si on la lui avait dimi­nuée. Les substances alimentaires et les objets de première nécessité auraient, dans ce cas, haussé de cent pour cent, en estimant leur valeur par la quantité de travail nécessaire à leur production, tandis que cette valeur aurait à peine augmenté si on l’eût mesurée par la quantité de travail contre laquelle s’échangeraient ces substances.

On peut faire la même remarque à l’égard de deux ou de plusieurs pays. L’on sait qu’en Amérique et en Pologne, sur les dernières terres mises en culture, le travail d’une année donne plus de blé qu’en Angleterre. Or, en supposant que toutes les autres denrées soient dans les trois pays à aussi bon marché, ne serait-ce pas une grande erreur de conclure que la quantité de blé payée à l’ouvrier doit être dans chaque pays proportionnée à la facilité de la production.

Si la chaussure et les vêtements de l’ouvrier pouvaient être fabriqués par des procédés nouveaux et perfectionnés, et exiger seulement le quart du travail que leur fabrication demande actuellement, ils devraient baisser probablement de soixante-quinze pour cent ; mais loin de pouvoir dire que par là l’ouvrier au. Lieu d’un habit et d’une paire de souliers, en aura quatre, il est au contraire certain que son salaire, réglé par les effets de la concurrence et par l’accroissement de la population, se proportionnerait à la nouvelle valeur des denrées à acheter. Si de semblables perfectionnements s’étendaient à tous les objets de consommation de l’ouvrier, son aisance se trouverait probablement augmentée, quoique la valeur échan­gea­ble de ces objets, comparée à celle des objets dont la fabrication n’aurait éprouvé aucun perfectionnement remarquable, se trouvât considérablement réduite, et qu’on les obtint par une quantité bien moindre de travail.

Il n’est donc pas exact de dire avec Adam Smith ; « que puisque le même travail peut quel­quefois acheté une plus grande, et quelquefois une plus petite quantité de marchandises, c’est la valeur des marchandises qui change, et non celle du travail. » Et par conséquent, « que la valeur du travail étant la seule qui soit invariable, elle seule peut servir de mesure fonda­men­tale et exacte au moyen de laquelle on puisse en tout temps et en tout lieu estimer et comparer la valeur de toutes les denrées ou marchandises. » Il est cependant exact de dire, ain­si que Smith l’avait avancé auparavant, « que les quantités proportionnelles de travail né­ces­­saires pour obtenir chaque objet, paraissant offrir la seule donnée qui puisse conduire à poser une règle pour l’échange des uns contre les autres » ; ou, en d’autres mots, que c’est la quantité comparative de denrées que le travail peut produire, qui détermine leur valeur relative présente ou passé, d non les quantités comparatives de denrées qu’on donne à l’ou­vrier en échange, ou en paiement de son travail.

Deux marchandises varient, je suppose, dans leur valeur relative, et nous désirons savoir celle qui a subi cette variation, cette transformation. En comparant l’une d’elles avec des souliers, des bas, des chapeaux, du fer, du sucre et toutes les autres marchandises, on trouve que sa valeur échangeable est restée la même ; en comparant l’autre avec les mêmes objets nous trouvons, au contraire, que sa valeur échangeable a varié ; cela seul nous autorise suffi­samment à dire que la variation porte sur cette marchandise déterminée et non sur tous les autres objets avec lesquels on l’a comparée. Si, en pénétrant plus avant dans toutes les cir­cons­tances relatives à la production de ces différents objets, nous reconnaissons qu’il faut la même quantité de travail et de capital pour produire des souliers, des bas, des chapeaux, du fer, du sucre, etc. ; mais que la production de telle marchandise désignée est devenue moins coûteuse et moins lente, la probabilité se change en certitude. On peut dire alors hardiment que a variation de valeur retombe uniquement sur cette marchandise, et on découvre ainsi la cause de cette variation.

Si je trouve qu’une once d’or s’échange pour une quantité moindre de marchandise, et que, cependant, la découverte de mines nouvelles et plus fertiles ou l’emploi de machines plus parfaites permet d’obtenir une quantité déterminée d’or avec moins de travail, je suis autorisé à dire que les causes des variations de la valeur de l’or, relativement à celle des autres mar­chandises, sont, à la fois, une économie de main d’œuvre et un travail plus facile, plus rapide. De même, si le travail venait à baisser considérablement de valeur relativement aux autres objets, si l’on reconnaissait que cette baisse vient d’une abondance extrême de blé, de sucre, de bas, abondance résultant de moyens de production plus actifs, il serait exact de dire que le blé et les autres objets nécessaires à l’existence ont perdu de leur valeur par suite d’une dimi­nution dans la quantité de travail consacré à les produire, et que ce que l’ouvrier gagne en se procurant plus facilement les moyens d’existence, il le perd par la baisse que subit bientôt le prix de son travail. Non, non, s’écrient aussitôt Adam Smith et M. Malthus : vous aviez sans doute raison de dire, en parlant de l’or, que ses fluctuations se traduisent en réalité par un abais­sement de valeur, parce que ni le blé ni le travail n’avaient encore varié ; et de plus, com­met l’or achèterait une moins grande quantité de denrées, on pouvait en conclure hardi­ment que toutes les denrées étaient restées invariables, et que l’or seul avait changé. Mais, lorsque le blé et le travail, - les deux choses que nous avons adoptées comme mesure des valeurs, malgré toutes les variations auxquelles nous les reconnaissons assujetties, - lorsque, dis-je, le blé et le travail baissent, on aurait tort d’en tirer les mêmes conclusions : pour être dans le vrai, il faudrait dire alors que le travail et le blé sont restés stationnaires en face du renchérissement des autres choses.

Or, c’est précisément contre ce langage que je proteste. Je crois que la cause des variations survenues entre le blé et les autres objets, se trouve, comme pour l’or, dans une économie de main d’œuvre : aussi suis-je logiquement entraîné à considérer ces variations comme le résultat d’une baisse dans la valeur du travail et du blé, et non comme un renchérissement des choses contre lesquelles on les échange. Supposons que je loue pour une semaine le travail d’un ouvrier, et qu’au lieu de dix schillings je lui en donne seulement huit ; si, d’ailleurs, il n’est survenu aucune variation dans la valeur de l’argent, il se pourra que cet ouvrier obtienne avec son salaire réduit plus d’aliments et de vêtements qu’auparavant : mais ceci, il faut l’attribuer à un abaissement dans la valeur des objets de consommation de l’ouvrier, et non, comme l’ont avancé Adam Smith et M. Malthus, à une hausse réelle dans la valeur de son salaire. Et pourtant, c’est pour avoir caractérisé ce fait, en disant qu’il constitue, au fond, une baisse dans la valeur du travail, qu’on m’accuse d’avoir adopté un langage nouveau, inusité, et qu’on ne saurait concilier avec les véritables principes de la science. Quant à moi, je crois que les termes inusités sont précisément ceux dont se servent mes adversaires.

Admettons qu’un ouvrier reçoive par semaine un boisseau de blé à une époque où le prix du blé est de 80 sch. Par quarter (2 h. 90 l), et que le prix descendant à 40 sch. On lui en donne un boisseau et un quart. Admettons encore qu’il consomme chaque semaine, dans sa famille, un demi boisseau de blé, et qu’il échange le surplus contre d’autres objets, tels que le combustible, le savon, la chandelle, le thé, le sucre, le sel, etc., etc. ; si les trois quarts de boisseau qui lui resteront dans ce cas ne peuvent lui procurer autant de jouissances et de bien-être que le demi boisseau dont il disposait autrement, dira-t-on encore que son travail a haussé de valeur ? Adam Smith insiste sur cette hausse, parce que son critérium est le blé, et que l’ouvrier reçoit plus de blé par semaine : mais Adam Smith eût dû y voir, au contraire, une baisse, « parce que la valeur d’une chose dépend de la faculté que transmet cette chose d’acheter les autres marchandises, » et que, dans l’hypothèse supposée, le travail a perdu de cette faculté.

Section II.
La rémunération accordée à l’ouvrier varie suivant la nature du travail ; mais ce n’est pas là une des causes qui font varier la valeur relative des différentes marchandises.

Cependant, quoique je considère le travail comme la source de toute valeur, et sa quantité relative comme la mesure qui règle presque exclusivement la valeur relative des marchan­dises, il ne faut pas croire que je n’aie pas fait attention aux différentes espèces de travail et à la difficulté de comparer celui d’une heure ou d’un jour consacré à un certain genre d’indus­trie, avec un travail de la même durée consacré à une autre production. La valeur de chaque espèce de travail est bientôt fixée, et elle l’est avec assez de précision pour satisfaire aux nécessités de la pratique : elle dépend beaucoup de la dextérité comparative de l’ouvrier, et de l’activité avec laquelle il a travaillé. L’échelle comparative une fois établie, elle n’est sujette qu’à peu de variations. Si la journée d’un ouvrier en bijouterie vaut plus que celle d’un ouvrier ordinaire, cette proportion reconnue et déterminée depuis longtemps conserve sa place dans l’échelle des valeurs

[7].

En comparant donc la valeur d’un même objet à des époques différentes, on peut se dispenser d’avoir égard à l’habileté et à l’activité comparatives de l’ouvrier, car elles influent également aux deux époques. Des travaux de la même nature exécutés dans différents temps se comparent entre eux ; et si un dixième, un cinquième ou un quart a été ajouté ou ôté à leur prix, il en résultera un effet proportionné dans la valeur relative de l’objet. Si une pièce de drap valant actuellement deux pièces de toile, venait à valoir dans dix ans quatre pièces de toile, nous serions fondés à conclure en toute sécurité qu’il faut plus de travail pour fabriquer le drap, ou qu’il en faut moins pour faire de la toile, ou même que ces deux causes ont agi en même temps.

Les recherches sur lesquelles je voudrais porter l’attention du lecteur, ayant pour objet l’effet produit par les variations survenues dans la valeur relative des marchandises, et non dans leur valeur absolue, il est peu important de comparer les prix qu’on accorde aux différentes espèces de travail. Nous pouvons présumer que le rapport entre les différents prix reste à peu près le même d’une génération à l’autre, ou au moins que les variations qu’ils éprouvent d’une année à l’autre sont peu sensibles, quelque inégalité qui ait pu s’y trouver dans l’origine, et quels que soient la capacité, l’adresse ou le temps nécessaires pour acquérir la dextérité manuelle dans les différentes branches de l’industrie. Ces légères variations ne sauraient donc avoir, à des époques rapprochées, aucun effet notable sur la valeur relative des choses.

« Le rapport entre les taux différents des salaires et des profits dans les différents emplois du travail et des capitaux, ne parait pas être modifié d’une manière sensible, ainsi que nous l’avons déjà remarqué, par la richesse ou la misère, ni par les progrès ou la décadence des sociétés. De telles révolutions dans l’État doivent, en effet, influer sur le taux général des salaires et des profits, mais elles finissent par modifier également les uns et les autres dans tous leurs différents emplois. Leurs rapports mutuels doivent donc rester les mêmes, et peuvent à peine subir une grande variation tant soit peu durable

[8], par la suite de semblables révolutions. »

Section III.
La valeur des marchandises se trouve modifiée, non seulement par le travail immédiatement appliqué à leur production, mais encore par le travail consacré aux outils, aux machines, aux bâtiments qui servent à les créer.

Même dans cet état primitif des sociétés dont il est question dans Adam Smith, le chasseur sauvage a besoin d’un capital quelconque, créé peut-être par lui-même et qui lui permette de tuer le gibier. S’il n’avait aucune espèce d’arme offensive, comment tuerait-il un castor ou un daim ? La valeur de ces animaux se composerait donc d’abord du temps et du travail employés à leur destruction, et ensuite du temps et du travail nécessaires au chasseur pour acquérir son capital, c’est-à-dire l’arme dont il s’est servi.

Supposons que l’arme propre à tuer le castor exige, pour sa fabrication, beaucoup plus de travail que celle qui suffit pour tuer le daim, en raison de la difficulté plus grande d’approcher du premier de ces animaux, et de la nécessité d’être par conséquent muni d’une arme propre à porter un coup assuré. Dans ce cas, il est probable qu’un castor vaudra plus que deux daims, précisément parce que, tout considéré, il faudra plus de travail pour tuer le premier.

Tous les instruments nécessaires pour tuer les castors et les daims pourraient aussi n’appartenir qu’à une seule classe d’hommes, une autre classe se chargeant du travail de la chasse ; mais leur prix comparatif serait toujours proportionné au travail employé, soit pour se procurer le capital, soit pour tuer ces animaux. Que les capitaux fussent abondants ou rares par rapport au travail ; qu’il y eût abondance ou disette des aliments et autres objets de première nécessité, les personnes qui auraient consacré une valeur égale de capital à un de ces deux emplois, pourraient retirer une moitié, un quart, ou un huitième du produit, le reste servant de salaire à ceux qui auraient fourni leur travail. Mais cette division d’intérêts ne saurait affecter la valeur réelle des produits ; en effet, soit que les profits du capital s’élèvent à cinquante, à vingt, ou à dix pour cent, soit que les salaires des ouvriers s’élèvent ou s’abaissent, l’effet en sera le même dans les deux emplois différents.

Qu’on suppose les occupations de la société plus étendues, en sorte que les uns fournissent les canots, les filets et les appareils nécessaires à la pèche ; et les autres, les semences et les instruments grossiers dont on se sert en commençant une culture : il sera toujours vrai de dire cependant que la valeur échangeable des objets produits est proportionnée au travail employé à leur production, et je ne dis pas seulement à leur production immédiate, mais encore à la fabrication des instruments et machines nécessaires à l’industrie qui les produit.

Si nous envisageons un état de société encore plus avancé, où les arts et le commerce fleurissent, nous verrons que c’est toujours le même principe qui détermine les variations dans la valeur des marchandises. En estimant, par exemple, la valeur échangeable des bas de coton, nous verrons qu’elle dépend de la totalité du travail nécessaire pour les fabriquer et les porter au marché. Il y a d’abord le travail nécessaire à la culture de la terre où l’on a récolté le coton brut ; puis celui qui a servi à le transporter dans le pays où l’on doit fabriquer les bas, - ce qui comprend une partie du travail employé à la construction du navire qui doit porter le coton, et qui est payé dans le fret des marchandises. Puis, vient le travail du fileur et du tisserand, et une partie de celui de l’ingénieur, du serrurier, du charpentier, qui a construit les bâtiments et les machines ; enfin les services du détaillant et de plusieurs autres personnes qu’il serait inutile d’énumérer. La somme totale de toutes ces sortes de travaux détermine la quantité des divers objets qui doit être échangée contre ces bas ; et une pareille estimation de tout le travail employé à la production de ces objets eux-mêmes, réglera également la quantité qui doit en être donnée pour les bas

[9].

Pour nous convaincre que c’est là le fondement réel de toute valeur échangeable, suppo­sons qu’il ait été fait un perfectionnement qui abrége le travail dans une des différentes opérations que le coton brut doit subir, avant que des bas de coton puissent être apportés au marché pour être échangés contre d’autres objets ; et observons quels en seraient les effets. S’il fallait effectivement moins de bras pour cultiver le coton et pour le récolter ; si l’on employait moins de matelots pour manœuvrer, ou moins de charpentiers pour construire le navire qui doit nous le porter ; si moins de personnes étaient employées à construire les bâti­ments et les machines ; ou si après leur construction on en augmentait la puissance, les bas baisseraient infailliblement de prix, et par conséquent on ne pourrait plus les échanger que pour une moindre quantité d’autres objets. Ils baisseraient de prix, parce qu’une moindre portion de travail suffirait pour les produire, et ils ne pourraient plus être donnés en échange que pour une quantité moindre d’articles dans la fabrication desquels il ne se serait point opéré une pareille économie de main-d’œuvre.

Une économie dans le travail ne manque jamais de faire baisser la valeur relative d’une marchandise, - que cette économie porte sur le travail nécessaire a la fabrication de l’objet même, ou bien sur le travail nécessaire à la formation du capital employé dans cette pro­duction. Qu’il y ait moins de blanchisseurs, de fileurs et de tisserands directement employés à la fabrication des bas, ou moins de matelots, de charretiers, d’ingénieurs, de forgerons occu­­pés indirectement à la même production : dans l’un et l’autre cas, le prix devra baisser. Dans le premier, toute l’économie de travail porterait entièrement sur les bas auxquels cette portion de travail était uniquement consacrée ; dans le second, une partie seulement de cette épargne porterait sur les bas, - l’autre retombant sur tous les autres objets à la production desquels contribuaient les bâtiments, les machines et les moyens de transport.

Supposons que dans un état de société peu avancé les arcs et les flèches du chasseur aient une valeur et une durée pareilles à celles du canot et des instruments du pêcheur, - les uns et les autres étant, d’ailleurs, le produit de la même quantité de travail. Dans un tel état de choses, la valeur du gibier, produit de la journée de travail du chasseur, sera exactement la même que celle du poisson pris par le pêcheur dans sa journée. Le rapport entre la valeur du poisson et celle du gibier se trouvera entièrement déterminé par la quantité de travail dépensé pour se procurer l’un et l’autre, quelle que soit la quantité de chacun des produits, et indépendamment du taux plus ou moins élevé des salaires ou des profits en général. Si, par exemple le pêcheur avait un canot et des instruments de pêche pouvant durer dix ans, et ayant une valeur de 100 liv. st. ; s’il employait dix hommes dont le salaire serait de 100 liv. st. et dont le travail donnerait chaque jour vingt saumons ; si, d‘un autre côté, le chasseur, possédant des armes d’une égale valeur et d‘une égale durée, employait aussi dix hommes dont le salaire serait de 100 liv. st. et dont le travail lui procurerait dix daims par jour, le prix naturel d’un daim devrait être de deux saumons, - que la portion du produit total accordée aux travailleurs qui l’ont pris fût, d’ailleurs, grande ou petite. La proportion de ce qui a pu être payé comme salaire est de la plus haute importance pour la question des profits ; car il est évident qu’ils doivent être forts ou faibles selon que les salaires sont élevés ou à bas prix ; mais cela ne peut nullement affecter la valeur relative du poisson et du gibier, le prix des journées devant être au même taux dans les deux genres d’industrie. Dans le cas où le chas­seur voudrait exiger que le pêcheur lui donnât plus de poisson pour chaque pièce de gibier, en alléguant qu’il a dépensé une plus grande partie de sa chasse, ou de ce que vaut sa chasse, pour payer les journées de ses chasseurs, le pêcheur lui répondrait qu’il se trouve précisément dans le même cas. Par conséquent tant qu’une journée de travail continuera à donner à l’un la même quantité de poisson, à l’autre la même quantité de gibier, le taux naturel de l’échange sera de un daim pour deux saumons, quelles que soient d‘ailleurs les variations de salaires et de profits et l’accumulation du capital.

Si avec le même travail on obtenait moins de poisson ou plus de gibier, la valeur du pre­mier hausserait par rapport à celle du second. Si, au contraire, on prenait avec le même travail moins de gibier ou plus de poisson, le gibier renchérirait par rapport au poisson.

S’il existait quelque autre objet d‘échange dont la valeur fût invariable, et que l’on pût se procurer dans tous les temps et dans toutes les circonstances avec la même quantité de tra­vail, nous pourrions, en comparant à cette valeur celle du poisson et du gibier, déterminer avec précision quelle portion de cette inégalité doit être attribuée à la cause qui change la valeur du poisson, et quelle portion à la cause qui change la valeur du gibier.

Supposons que l’argent soit cette mesure invariable. Si un saumon vaut une livre sterling, et un daim deux livres, un daim vaudra deux saumons ; mais un daim pourra acquérir la valeur de trois saumons, 1° dans le cas où il faudrait plus de travail pour se rendre maître des daims ; 2° dans le cas où il faudrait moins de travail pour pêcher. Du saumon ; 3° dans le cas où ces deux causes agiraient simultanément. Si une pareille mesure, invariable, fidèle, exis­tait, on pourrait aisément évaluer l’effet de chacune de ces causes. Si le saumon continuait à se vendre au prix d’une. Livre sterling, tandis que le daim en vaudrait trois, nous pourrions conclure qu’il faut plus de travail pour se procurer des daims. Si les daims restaient au prix de 2 liv. st. pendant que le saumon aurait baissé à 13 s. 4 d. il faudrait certainement en conclure que moins de travail est nécessaire pour avoir du saumon ; et si le prix des daims haussait à 2 liv. 10 s. le saumon baissant 16 s. 8 d. nous devrions en conclure que les deux causes ont opéré conjointement pour produire ce changement dans la valeur relative de ces deux objets.

Il n’est pas de variations dans les salaires de l’ouvrier qui .puissent influer sur la valeur relative des marchandises, car, en supposant même qu’ils s’élèvent, il ne s’ensuit pas que ces objets doivent exiger plus de travail. Seulement, ce travail se paiera plus cher, et les mêmes motifs qui ont engagé le chasseur et le pêcheur à hausser le prix du gibier et du poisson, détermineront le propriétaire d’une mine à élever la valeur de son or. Ces motifs agissant avec la même force sur tous les trois, et la situation relative des trois personnes étant 1a même avant et après l’augmentation des salaires, la valeur relative du gibier, du poisson et de l’or n’auront éprouvé aucun changement. Les salaires pourraient monter de 20 pour cent, les profits diminuant par conséquent dans une proportion plus ou moins grande, sans causer le moindre changement dans la valeur relative de ces marchandises.

Supposons maintenant qu’avec le même travail et le même capital on pût avoir plus de poisson, mais non pas plus d’or ou de gibier ; dans ce cas, la valeur relative du poisson tomberait par rapport à celle de l’or ou du gibier. Si, au lieu de vingt saumons le travail d’un jour en rapportait vingt-cinq, le prix d’un saumon serait de 16 schellings au lieu de 1 livre sterling, et deux saumons et demi, au lieu de deux, seraient donnés en échange contre un daim ; mais le prix des daims se maintiendrait toujours à 2 liv. comme auparavant. Pareille­ment, si avec le même capital et le même travail on n’obtenait plus autant de poisson, sa valeur comparative hausserait. alors, et le poisson augmenterait ou diminuerait de valeur échangeable, en raison seulement du plus ou moins de travail nécessaire pour en avoir une quantité déterminée ; mais jamais cette hausse ou cette baisse ne pourrait dépasser le rapport de l’augmentation ou de la diminution du travail nécessaire.

Si nous possédions une mesure fixe, au moyen de laquelle on pût estimer les variations dans les prix des marchandises, nous verrions que la dernière limite de la hausse est en raison de la quantité additionnelle de travail nécessaire à leur production ; et que cette hausse ne peut provenir que d’une production qui exige plus de travail. Une hausse dans les salaires n’augmenterait point le prix des marchandises en argent, ni même leur prix relativement à ces marchandises, dont la production n’exigerait pas une augmentation de travail, ou de capital fixe et circulant. Si la production d’un de ces objets exigeait plus ou moins de travail, nous avons déjà montré que cela causerait à l’instant un changement dans sa valeur relative ; mais ce changement serait dû à la variation survenue dans la quantité de travail nécessaire, et non à la hausse des salaires.

Section IV.
L’emploi des machines et des capitaux fixes modifie considérablement le principe qui veut que la quantité de travail consacrée à la production des marchandises détermine leur valeur relative.

Dans la précédente section, nous avons admis que les instruments et les armes nécessaires pour tuer le daim et le saumon avaient une durée égale, et étaient le résultat de la même quantité de travail. Nous avons reconnu en même temps que les variations dans la valeur relative du daim et du saumon dépendaient uniquement des différentes quantités de travail consacrées a les obtenir ; mais à tous les âges de la société les instruments, les outils, les bâtiments, les machines employés dans différentes industries peuvent varier quant à leur durée et aux différentes portions de travail consacrées à les produire. De même les propor­tions dans lesquelles peuvent être mélangés les capitaux qui paient le travail, et ceux engagés sous forme d‘outils, de machines, de bâtiments, varient à l’infini. Cette différence dans le degré de persistance des capitaux fixes, et cette variété dans les proportions, où ils peuvent être combinés avec les capitaux engagés, font apparaître ici une nouvelle cause propre à déterminer les variations survenues dans la valeur relative des marchandises. Cette cause, qui se joint a la somme de travail consacrée à la production des marchandises, est l’abaissement ou l’élévation de la valeur du travail.

La nourriture et les vêtements qui servent à l’ouvrier, les bâtiments dans lesquels il travaille, les outils qui facilitent son travail sont tous d’une nature périssable. Et cependant il existe des différences énormes dans le degré de permanence de ces divers capitaux. Une machine à vapeur durera plus longtemps qu’un vaisseau, un vaisseau plus que les vêtements d’un ouvrier, ces vêtements eux-mêmes auront une durée considérable, relativement à celle de la nourriture qu’il consomme.

Suivant que le capital disparaît rapidement et exige un renouvellement perpétuel, ou qu’il se consomme lentement, on le divise en deux catégories qui sont : le capital fixe et le capital circulant

[10]. Un brasseur dont les bâtiments et les machines ont une valeur et une durée nota­bles, est considéré comme employant une grande quantité de capital fixe. Au contraire, un cordonnier dont le capital se dissipe principalement en salaires qui servent à procurer à l’ouvrier sa nourriture, son logement et d’autres marchandises moins durables que les bâti­ments et les machines, ce cordonnier est considéré comme employant une grande partie de ses capitaux sous forme de capital circulant.

Il faut encore observer que le capital non engagé peut rester plus ou moins longtemps dans la circulation, avant de rentrer aux mains du chef d’industrie. Ainsi, le blé que le fermier achète pour semer ses champs est un capital fixe, comparativement au blé qu’achète le bou­lan­ger pour faire son pain. Le premier le dépose dans la terre, et ne l’en retire qu’au bout d’un an ; le second peut le faire moudre, le vendre aux consommateurs sous forme de pain, retrouver tout entier son capital au bout d’une semaine, et le consacrer à d’autres productions.

Il peut donc arriver que deux industries emploient la même somme de capital ; mais ce capital peut aussi se diviser d’une manière très différente sous le rapport de la portion enga­gée et de la portion qui circule. Dans une de ces industries, on peut n’employer qu’une faible fraction de capital sous forme de salaire, c’est-à-dire comme fonds circulant : le reste peut avoir été converti en machines, instruments, bâtiments, toutes choses qui constituent un capital comparativement fixe et durable. Dans une autre industrie, au contraire, la plus grande partie du capital sera peut-être consacrée a défrayer le travail, le reste servant à l’achat des bâtiments, des instruments et des machines. Il est évident, dès lors, qu’une hausse dans les salaires influera d’une manière bien différente sur les marchandises, selon qu’elles auront été produites sous telles et telles conditions.

Il y a plus. Deux manufacturiers peuvent employer la même somme de capital fixe et de capital circulant, et cependant avoir un capital fixe d’une durée très inégale. L’un peut avoir des machines à vapeur coûtant 10,000 liv. st. l’autre des vaisseaux de la même valeur.

Si les hommes, privés de machines, produisaient par le seul effort de leur travail, et con­sacraient à la création des marchandises qu’ils jettent sur le marché, le même temps, les mêmes efforts, la valeur échangeable de ces marchandises serait précisément en proportion de la quantité de travail employée.

De même, s’ils employaient un capital fixe de même valeur et de même durée, le prix des marchandises produites serait le même, et varierait seulement en raison de la somme de travail plus ou moins grande consacrée à leur production.

Tout ceci est parfaitement démontré pour les marchandises produites dans des circons­tances semblables. Celles-ci ne varieront, relativement les unes aux autres, que dans le rap­port de l’accroissement ou de la diminution du travail nécessaire pour les produire. Mais, si on les compare avec d‘autres marchandises qui n’auraient pas été créées avec la même somme de capital fixe, on voit qu’elles subissent l'influence de l’autre cause que j’ai énoncée, et qui est une hausse dans la valeur du travail : et cela, alors même que l’on aurait consacré à leur production la même somme d’efforts. L’orge et l’avoine continueront, quelles que soient les variations survenues dans les salaires, à conserver entre elles les mêmes rapports. Il en sera de même pour les étoffes de coton et de laine, si elles ont été produites dans des circons­tances identiques ; mais une hausse ou une hausse des salaires survenant, l’orge pourra valoir plus ou moins, relativement aux étoffes de coton, et l’avoine, relativement aux draps.

Supposons que deux individus emploient chacun annuellement cent hommes à construire deux machines, et qu’un troisième individu emploie le même nombre d’ouvriers à cultiver du blé : chacune des deux machines vaudra, au bout de l‘année, autant que le blé récolté, parce que chacune aura été produite par la même quantité de travail. Supposons maintenant que le propriétaire d’une des machines l’emploie, avec le secours de cent ouvriers, à fabriquer du drap, et que le propriétaire de l’autre machine l’applique, avec le même nombre de bras, à la production de cotonnades ; le fermier continuant de son côté à faire cultiver du blé à ses cent ouvriers. À la seconde année il se trouvera qu'ils auront. Tous utilisé la même somme de travail : mais les marchandises et les machines du fabricant de cotons et du fabricant de draps seront le résultat du travail de deux cents hommes pendant un an ou de cent hommes pendant deux ans. Le blé, au contraire, n’aura exigé que les efforts de cent ouvriers pendant un an ; de sorte que, si le blé a une valeur de 500 liv. st., les machines et les produits créés par les deux manufacturiers devront avoir une valeur double. Cette valeur sera même de plus du double, car le fabricant de cotonnades et le fabricant. De draps auront tous deux ajouté à leur capital les profits de la première année, tandis que le fermier aura consommé les siens. Il arrivera donc, qu’à raison de la durée plus ou moins grande des capitaux, ou, ce qui revient au même, en raison du temps qui doit s’écouler avant que les différentes espèces de marchandises puissent être amenées sur le marché, leur valeur ne sera pas exactement proportionnelle à la quantité de travail qui aura servi à les produire. Cette valeur dépassera un peu le rapport de deux à un, afin de compenser ainsi le surcroît de temps qui doit s'écouler avant que le produit le plus cher puisse être mis en vente.

Supposons que le travail de chaque ouvrier coûte annuellement 50 liv. st., ou que le capital engagé soit de 500 liv. st., et les profits de 10 pour cent, la valeur de chacune des machines, ainsi que celle du blé, sera au bout de l’année de 5,500 liv. st. La seconde année, les manufacturiers et le fabricant emploieront encore 500 liv. st. chacun en salaires, et vendront par conséquent encore leurs marchandises au prix de 5,500 liv. st. Mais, pour être de pair avec le fermier, les fabricants ne devaient pas seulement obtenir 5,500 liv. st. en retour des 5,000 liv. st. employées à rémunérer du travail : il leur faudra recueillir de plus une somme de 550 liv. st., à titre d’intérêts, sur les 5,500 liv. st. qu’ils ont dépensées en machines, et leurs marchandises devront donc leur rapporter 6,050 liv. st. On voit donc ainsi que des capitalistes peuvent consacrer annuellement la même quantité de travail à produire des mar­chan­dises, sans que ces mêmes marchandises aient la même valeur, et cela, en raison des différentes quantités de capitaux fixes et de travail, accumulés dans chacune d’elles. Le drap et les cotonnades out la même valeur, parce qu’ils résultent d’une même somme de travail et de capital engagé. Le blé diffère de valeur, parce qu’il a été produit dans des conditions autres.

Mais, dira-t-on, comment une hausse dans les salaires pourra-t-elle influer sur leur valeur relative ? Il est évident que le rapport entre le drap et les cotonnades ne variera pas, car, dans l’hypothèse admise, ce qui atteint l'un atteint également l’autre. De même, la valeur relative du blé et de l’or ne changera pas, parce que ces deux denrées sont produites dans des condi­tions identiques, sous le double rapport du capital fixe et du capital circulant : mais le rapport qui existe entre le blé et le drap ou les cotonnades devra nécessairement se modifier sous l’influence d'une hausse dans le prix du travail.

Toute augmentation de salaire entraîne nécessairement une baisse dans les profits. Ainsi, si le blé doit être réparti entre le fermier et l'ouvrier, plus grande sera la portion de celui-ci, plus petite sera celle du premier. De même, si le drap ou les étoffes de coton se divisent entre l'ouvrier et le capitaliste, la part du dernier ne s'accroîtra qu’aux dépens de celle du premier. Supposons, dès lors, que, grâce à une augmentation de salaires, les profits tombent de 10 à 9 pour cent ; au lieu d’ajouter au prix moyen de leurs marchandises, et, pour les profits de leur capital fixe, une somme de 556 liv. st., les manufacturiers y ajouteront 495 liv. st. seulement, ce qui portera le prix de vente à 5,995 liv. st., au lieu de 6,050 liv. st. Mais comme le prix du blé resterait à 5,500 liv. st., les produits manufacturés, où il entre une plus grande somme de capitaux fixes, baisseraient relativement au blé ou à toute autre denrée. L'importance des variations qui surviennent dans la valeur relative des marchandises par suite d’une augmen­tation de salaires, dépendrait alors de la proportion qui existerait entre le capital fixe et la totalité des frais de production. Toutes les marchandises produites au moyen de machines perfectionnées, dans des bâtiments coûteux et habilement construits, toutes celles, en d’autres termes, qui exigent beaucoup de temps et d‘efforts avant de pouvoir être livrées sur le marché, perdraient de leur valeur relative, tandis que celles qui, produites uniquement, ou principalement, avec du travail, peuvent être rapidement jetées dans la circulation, augmen­teraient de valeur.

Le lecteur remarquera cependant que cette cause n'a qu'un faible influence sur les mar­chandises. Une augmentation de salaires qui entraînerait une baisse de 1 pour cent dans les profits, ne déterminerait, dans la valeur relative des produits, qu'une variation de 1 pour cent : cette valeur descendrait donc de 6,050 liv. st. à 5,995 liv. st. L’effet le plus sensible qui pût être produit par un accroissement de salaires sur le prix des marchandises, ne dépasserait pas 6 ou 7 pour cent, car on ne saurait admettre que les profits, dans quelque circonstance que ce soit, pussent subir d’une manière générale et permanente une dépression plus forte.

Il n’en est pas de même de cette autre cause modificative de la valeur, que nous avons reconnue être l'augmentation ou la diminution de la quantité de travail nécessaire pour créer des marchandises. S’il fallait pour produire du blé quatre-vingts hommes au lieu de cent, la valeur du blé descendrait de 5,500 liv. st. à 4,400 liv. st., c’est-à-dire de 20 pour cent : dans la même hypothèse, le prix du drap s’abaisserait de 6,050 liv. st. à 4,950 liv. st. De plus, toute altération profonde et permanente dans le taux des profits, dépend d’une série de causes qui n’agissent qu’à la longue, tandis que les variations qui surviennent dans la quantité de travail nécessaire pour créer des marchandises, sont des phénomènes de chaque jour. Chaque progrès dans les machines, les outils, les bâtiments, la production des matières premières épargne du travail, permet de créer une marchandise avec plus de facilité, et tend, par conséquent, à en réduire la valeur. En énumérant donc ici toutes les causes qui font varier la valeur des marchandises, on aurait tort, sans doute, de négliger l’influence réservée au mou­ve­ment des salaires ; mais on aurait tort aussi d’y attacher une trop grande importance. C’est pourquoi, tout en tenant compte de cette influence dans le cours de cet ouvrage, je considé­rerai cependant les grandes oscillations qu’éprouve la valeur relative des marchandises, comme résultant de la quantité de travail plus ou moins grande nécessaire à leur production.

Je crois à peine utile d’ajouter que les marchandises dont la production à coûté la même somme d’efforts, différeront néanmoins de valeur échangeable si on ne peut les amener sur le marché dans le même espace de temps.

Supposons que pendant un an je consacre 1,000 liv. st. à rétribuer le travail de vingt hommes occupés à créer une marchandise. Supposons encore que l’année suivante j’emploie vingt hommes à terminer, perfectionner le même produit pour des salaires égaux. Si les profits sont de 10 pour cent, ma marchandise livrée sur le marché au bout de ces deux années devra se vendre 2,310 liv. st. ; car j’y ai consacré la première année un capital de 1,000 liv. st., et la seconde année un capital de 2,100 liv. st. Un autre individu emploie la même quan­tité de travail, mais dans une seule année : il paie 2,000 liv. st. de salaires à quarante ouvriers. À la fin de l’année, le prix de la marchandise, y compris 10 pour cent de profits, ne dépassera pas 2,200 liv. st. Voilà donc deux marchandises produites par une quantité égale de travail et dont l’une se vend 2,310 liv. st., l‘autre 2,200 liv. st.

 

Publicité

 

Bonjour! Je vous contacte pour vous dire que les Penguins sont au premier rangs dans le hockey de l'Est en profitant de la défaite des Canadiens de Montréal et en profitant aussi de leur victoire trois à un contre les Rangers de New York. Selon certaines sources, les Penguins de Pittsburgh ont récoltés 99 point durant les 80 matchs qu'ils ont joués. Aussi, dans la ligue junior, les Drakkar de Baie-Comeau ont perdus et ne pourront continués les séries à cause des Océanic de Rimouski.
par nicolas publié dans : sport communauté : Actualité+
Dimanche 30 mars 2008
ajouter un commentaire
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Bonjour! Selon certaines sources, monsieur Phillipe Couillard ne préfèrent ne pas avoir d'élection. La remontée brusque de Jean Charest allant à 34 pour cent des gens dans les sondages voulant Jean Charest comme parti. La baisse de l'action démocratique du Québec est très ignificative. Il est en dernière position dans les choix de votes avec 22 pour cent des choix et intentions de votes. Alors, le parti Québécois, Pauline Marois finit en deuxième place avec trente pour cent des intentions de votes. Monsieur Couillard ne sent pas le besoin d'élection provincial pour le moment. Alors, des élections seront certaines par contre dans deux ans puisque le gouvernement Charest est un gouvernement minoritaire.
par nicolas publié dans : actualité communauté : LA RUE BRIC A BRAC
Dimanche 30 mars 2008
ajouter un commentaire
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Voici une question que j'ai posé à certaines personnes et j'ai choisi les meilleures réponses. La question est:
Comment pourrions nous faire pour faire diminuer la pollution sur terre?
Mes réponses:

La consommation de carburant devrait tout simplement diminuer. On devrait sortir les voitures electrique et rentrer les vehicules a essence. Les compagnies de carburant a toujours joue a tout peix pour que celles ci ne sortent pas sur le marche.
Le gouverment aussi est dans leur poche. Tout le monde devrait dire un mot.
-------------------
j'ai beaucoup de solution mais toute ne sont pas applicable et encore moins toute en même temps.
-n'utiliser que des voitures électrique
-construire que des maisons avec panneau solaire
-utiliser des produits ménager naturel
-fermer les usines
-récupérer l'eau de pluie pour arroser les jardins
-replanter des millions d'arbre de façon égale sur toute la terre
-chaque année compter le nombre d'arbre couper, mort a cause des tempêtes...et replanter en conséquence
-imposer le trie sélectif partout et a fond(par ex : a nantes dans certain quartier aucun trie n'est prévu)
-fermer les centrales nucléaires
-réduire les emballages alimentaire au minimum
j'en est sûrement d'autre mais la il est tard et mon cerveau me lâche un peu.
comme tu vois mes solution ne sont pas tout réalisable mais bon on peu rêver.
-----------------------
moins de voiture, que les gens habitent plus proche de leur travail, recycler le max, utiliser moins de produits poluant. regarde ca cela repondra a pas de questions:
www.fondation-nicolas-hulot.org
vaste sujet
---------------------
faire en sorte que l'état accepte et valide les moteurs a huile,et subventionne les constructeur automobile dans la recherche sur les voiture a traction électrique,et ce dans le monde entier,et pourquoi pas ressortir le moteur a eau qu'un certain monsieur avait inventé,et qui a étais retrouvé mort d'une soit disante crise cardiaque,l'état est le premier a dire qu'il faut sauvegarder notre planète contre la pollution,mais en vérité il en est le premier bénéficiaire,je parle de taxe et donc de milliards de $,ne nous leurrons pas ,ça n'est pas dans l'intérêt des pays de faire en sorte que tous ces polluant disparaisse.
----------------------------
on peut rien faire a part quitter la terre pendant 50 ans et revenir mais pour aller ou c'est regolo ce que je dit mais c'est la verité meme si toi tu change ta lampe par une autre moin couteuse en energie et que tu fait attention a l'environement
-----------------------------
D'abord donner l'intelligence aux écolos car ils font plus de mal que de bien a la planète, mais bien sur , c'est leurs intérêts avant tout
-----------------------------
Utiliser les produits écover :

http://www.ecover.com/fr/fr/

et acheter des produits qui ne sont pas testé sur les animaux :

http://forum.aufeminin.com/forum/maquill...
Un goutte d'eau pour notre planète .. c'est pas grand chose .. mais si tout le monde pense comme ça, on ne fera rien.
Si nous faisons un geste, ce sera toujours bénéfique.
Arrêtons de penser à notre petite personne et agissons dès que nous pouvons le faire car nous sommes TOUS concernés.
------------------------
imagine la quantité de bois que les occidentaux économiseraient, si au lieu d'enterrer leur mort dans des cercueils en bois,ils les mettraient tout simplement dans un drap blanc dans une tombe légèrement cimentée à l'intérieur
@ pratique normale chez nous, tous égaux devant la mort,pas de cercueils somptueux,les pompes funèbres n'existent pas chez nous au MAGHREB !
-----------------------
Voici les réponses m'étant apporté par des personens venant d'un peu partout sur la planète. Sur ce, je vous souhaite une bonne journée!
par nicolas publié dans : écologie et science communauté : BLOGS, en parler ...
Samedi 29 mars 2008
ajouter un commentaire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Bonjour! Sur un traducteur de Yahoo, j'ai finalement trouvé comment traduire la page de brijit en français. Voici le site:
http://cf.babelfish.yahoo.com/translate_url?doit=done&tt=url&intl=1&fr=bf-home&trurl=www.brijit.com&lp=en_fr&btnTrUrl=Traduire

par nicolas communauté : LA RUE BRIC A BRAC
Samedi 29 mars 2008
ajouter un commentaire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Bonjour! Jai trouver sur youtube un video dun jeune garcon de quatre ans immitant les tetes  a claques. Un peu agiter mais excellent!
par nicolas publié dans : vidéos communauté : LA RUE BRIC A BRAC
Vendredi 28 mars 2008
ajouter un commentaire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Bonjour! À partir de maintenant, je vais publier ce petit article à chaque fin de texte en tout petit. Il contient les instructions pour vous inscrire à ma communauté, vous inscrire à ma newletters, faire des commentaires et beaucoup d'autre. En commençant, je vous avertis que si vous n'êtes pas à l'aise avec les publicités installées sur mon blog, vous n'aurez qu'à m'en faire part et je pourrais améliorer ses petits problèmes pour que vous ayez une entière satisfaction. Si les textes que j'écris vous est choquant, ne contactez pas over-blog immédiatement et de me faire part en premier du problème. Je pourrais ensuite supprimer le contenu explicite dont vous n'aurez signalé poliment. Tout commentaire est permis. Je vous jure que mon blog ne contient aucun élément cyberpornographique ou autre chose comme celle-ci et qu'elle ne contient seulement que des textes éducatifs, des blagues, des nouvelles d'actualité et beaucoup d'autre chose comme parlant de l'opinion sur notre société comme le décrit bien le nom de mon blog. Commençons par l'inscription à ma newletters. Il suffit de se rendre sur mon blog, d'aller sur la colonne de droite et de trouver le lien où il est écrit: inscrivez-vous à mon blog! Après avoir écrit votre adresse sur le rectangle en dessous, faites la touche ENTRÉE. Une fenêtre vous apparaîtra. Vous allez donc par la suite, réécrire votre adresse de courriel, cliquez sur JE M'INSCRIS et fermez la fenêtre. Vous reçevrez alors un courriel de confirmation à votre inscription dans votre boîte de réception. Pour confirmer, vous cliquez sur Je m'inscris et une fenêtre vous apparaîtra. Fermez-là et vous reçevrez alors, à chaque article que je produirais, un courriel . Si vous voulez vous inscrire à ma newletters le roi de la loi, allez sur ce lien: http://www.over-blog.com/com-1031086462/Le_roi_de_la_loi.html Cliquez sur PUBLIER POUR CETTE COMMUNAUTÉ et ensuite remplissez le formulaire d'inscription. Vous pourrez par la suite faire des articles pour ma communauté. Voici la façon de s'inscrire à ma communauté Société Aux Québécois, faites le même processus mais en cliquant sur ce lien: http://www.over-blog.com/com-1020076290/Societe_aux_Quebecois.html et pour ma communauté la pensée du jour, allez sur ce lien: http://www.over-blog.com/com-1020297470/La_pensee_du_jour.html Maintenant, pour ce qui est de m'envoyer des commentaires, allez sur mon blog, cliquez sur AJOUTER UN COMMENTAIRE et écrivez votre adresse de courriel avec le nom dont vous voudriez vous faire connaître ou votre pseudonyme. Ensuite, écrivez votre commentaire, remplissez le code de sécurité et envoyez-le. C'est très simple. Sur ce, je vous souhaite de beaucoup aimer mes articles quotidiens. À la prochaine!

par nicolas publié dans : mode d'emplois communauté : Fourre-tout * inclassable
Mercredi 26 mars 2008
ajouter un commentaire
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

Bonjour! Dans cet article, je vous parlerai de l'âge. Bien des gens sont vieux. Mais, ils ont la sagesse. Voyez en plus dans cet article. La sagesse est quelque chose que nous disons qui se dévellopppent à la vieillesse. Pourtant, c'est faux! Bien des gens sont responsable et ont de la sagesse. Nous disons cela car, les plus vieux ont été plus expérimenté car ils ont eu beaucoup d'expérience puisqu'ils sont vieux. Leur vies leur a permis de connaître plein de chose qu'ils pourront raconter aux autres et pratiquer. C'est très gentils souvent des grands-parents. Moi, j'ai deux grand-père et trois grands-mères. Je les aiment tous beaucoup. Ils ont tous une qualité supérieure aux autres. Ils sont tous génial et ils devraient être fier de viellir. Ils n'ont pas atteint le troisième âge pusiqu'ils ont entre 54 et 68 ans. J'ai hâte d'être plus vieux pour connaître des milleirs de choses. La seule pensée qui me viendrais en tête, c'est la mort qui arrivera un peu plus tard. Dernièrement, je vais décider de faire un article sur la mort. Continuez à lire mes articles pour le retrouver.

P:S: J'ai reçu des messages qui disaient que mon blog boguait à cause des vidéos. Si cela vous arrivent, faites-moi un commentaire rapide pour me dire la situation. Si vous n'arrivez vraiment pas, contactez-moi sur: nicolas_rioux@yahoo.ca . Si vous ne reçevez pas de réponses au bout de deux jours, contactez-moi sur marjorioux@globetrotter.net ou encore sur mon Window Live Messenger (MSN) en ajoutant le nicolas.rioux@hotmail.com à vos contacts. Sur ce, je vous souhaite une bonne journée!

par nicolas publié dans : petit mot communauté : La gazette des blogs
Mercredi 26 mars 2008
ajouter un commentaire
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander

Bonjour! Dans cet article, je vais vous parler de l'alzheimer. Cette maladie qui fait en sorte que nous perdons la mémoire est génétique. Lorsque tes proches l'attrapent, tu as 99,6% des chances de l'attraper. Au début, cette maladie peut avoir l'air d'un petit rien. Pourtant, elle est dangereuse parfois. La personne concerné doit fréquemement être gardée pour s'assurer qu'elle se rappelle comment se faire à manger, comment barrer la porte. Ou n'improte quelle autre choses. Si une personne ne surveille pas le malade, cela ne me surprendrais pas que le soir en revenant du travail, celui qui avait la responsabilité de surveiller cette personne la retrouve morte avec les mains sur le poêle par exemple. La maladie devient dangereuse lorsqu'elle se produit chez les jeunes. Chez les vieux en haut de 75 ans, vous êtes correct et c'est bien normal. La maladie est même, moins grave, quand on est vieux puisque c'est seulement notre cerveau qui s'affaiblit que quand nous sommes réellement atteint de démons. Il n'y a pas très longtemps, j'ai lu dans les journaux qu'une personne s'avait suicidé dans un hopital en passant par la fenêtre parce qu'elle faisait de l'alzheimer et qu'elle ne connaissait pas les danger. Mais bien sûr, les docteurs ne peuvent mettre de barreaux dans les hopitaux. Car ce n,est pas une prison. J'ai aussi lu, que certain avait enfermé une personne atteinte d'alzheimer dans des salles de bains ou après des tables pour qu'ils ne sautent pas en bas d'un escalier. Une fois par exemple, la personne âgée qui avait été enfermé dans une salle de bain, avait pris le cellullaire que son responsable avait oublié et a appelé les polices. Sur ce, je vous demande de ne pas oublier cet article.

par nicolas publié dans : santé communauté : LES COPAINS D'ABORD
Mercredi 26 mars 2008
ajouter un commentaire
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander

Bonjour! Dernièrement, le journal quotidien national LaPresse a été décerné un des 50 quotidiens de tout les temps dans le monde a avoir la meilleure qualité d'image. Moi, je suis très fier de cela. Ce journal est celui le moins ((sheep)) depuis la création de l'homme. Avec ses 60 pages en format 40 cmx 40 cm, nous n'avons pas de quoi s'ennuyer. Beaucoup de journaux ont plus de pages que celui-ci, mais il n'ont pas le même format. Le pire journal que vous pouvez avoir est le journal ((LeDevoir)) avec ses 6 pages chaque jours. Vous avez donc, un ((dépliant quotidien)). Le journal LaPresse du samedi contient 216 pages minimum contre 50 pages pour le journal LeDevoir. Je confond quasiment le journal LeDevoir du samedi avec LaPresse du mardi disons. En plus, les journalistes sont bien meilleurs. Les informations sont beaucoup plus riche. Ce journal a environ 140 ans depuis sa naissance. Il travaille 24/24H pour la réalisation de ce journal. Le Journal de Québec, tant qu'à lui, est disons... un peu ((sheep)). Seulement un peu ((sheep)) comparé à LaPresse. Avec ses 64 pages chaque jours 30 cmx30 cm,

et le journal LaPresse 40cmx40cm avec ses 50 pages, la grosseur démontre déjà que La Presse vaut plus de texte. Sur ce, je vous souhaite une bonne journée!

par nicolas publié dans : qualité communauté : BLOGS, en parler ...
Mercredi 26 mars 2008
ajouter un commentaire
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

Moi, j'en ai au dessus de la tête que Québec ne soit qu'une simple petite province. On se fait frauder par le reste du Canada. J'èspère que Pauline Marois seras élu un jour franchement! Ça suffit l'argent que nous donnons de plus au autres pays. Nous serions millionnaire si nous deviendrons un pays. J'ai vraiment hâte que cela se passe. Qu'on sorte de ce pays où notre salaire nous est volé injustement. Fini la pauvreté et on pourras aller à l'université gratuitement! Go Pauline Marois Go! C'est le temps! Fait planter jean Charest. Fait tout pour qu'il ne revienne jamais au pouvoir et fait mordre la poussière à Mario Dumont! Excusez-moi! Je ne veux pas vous choquer en disant que je préfère mieux Pauline Marois aux autres terroristes, mais c'est mon choix, et je le garde! Pas de mauvais commentaire! J'ai le droit à ma liberté d'expression sur mon propre blog! L'année 2007 a été rempli d'événements politique important comme la mort de André Boucher, la démission d'André Boisclair, l'élection de Jean Charest. Le débat entre Pauline Marois et Jean Charest pour que madame Marois gagne, nouveau maire. Je ne les dis pas tous car j'en ferais 462324892349283795825902895687230965289753490686409737835 milliard de page! Sur ce, je vous souhaite une politique journée!

par nicolas publié dans : actualité communauté : LA RUE BRIC A BRAC
Mercredi 26 mars 2008
ajouter un commentaire
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

Bonjour tout le monde! Sur tetesaclaques.tv, un nouveau clip a été créé. Monique et Lucien, ceux qui ont été là durant, le camping, le cadeau de Noel, le cauchemar et Paris reviennent pour aller dans les pays chaud. Là-bas, auront-il la paix une bonne fosi pour toute? C'est ce que vous allez voir sur le site des têtes à claques.

par nicolas publié dans : petite annonce ou publicité communauté : LES COPAINS D'ABORD
Mercredi 26 mars 2008
ajouter un commentaire
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

La Petite question

Bonjour! Sur Internet, j'ai posé plusieurs de mes questions et en voici les résultats.

Question: Pourquoi la rubrique de sport des journaux se montrent-elle toujours à la fin d'un journal?

 

Morgan:Parce qu'aux yeux des rédacteurs en chef, ce n'est pas le sport qui fait tourner le monde !
A l'évidence, ce sont les nouvelles les plus importantes pour le pays qui passent en priorité.
Même si cela peut déplaire, il faut que chaque évènement prenne sa place dans un journal, presse ou tv.

*Wolfram & Hart: Parce que le sport n'est pas ce qu'il y a de primordial dans le monde. S'il y a eu un attentat en Irak faisant 80 morts, je trouve normal qu'on en parle au début du journal plutôt que des résultats sportifs à la con qui me gonflent.

Fred: c'est parce que ça n'intéresse personne mais faut se contenter de se qu'on a!

Micdal: Non cela dépend des journaux, et de leur lectorat. Il est certain que si le sport était dans les premières pages de mon quotidien favori, je ne serais plus abonnée
Il y a d'ailleurs des journaux spécialisés.

Snakecha...:le sport est considéré comme moins important que la politique , l'économie ou les faits divers par les "grands journaux " , à l'exception des grands évènements , comme la coupe du monde etc , et c'est pourquoi le journal l'équipe a été créé . l'intérêt pour le sport relève tout de même des loisirs , et donc dans la hiérarchie des valeurs de notre société "sérieuse" , ça passe après les guerres , les crashs boursiers ou d'avions , ou le sport favori de nos gouvernants : le mensonge .

Nadia B.: Achète "L'Equipe" tu auras d