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Adam Smith a remarqué que le mot VALEUR a deux significations différentes, et exprime, tantôt l’utilité d’un objet quelconque, tantôt la faculté que cet objet transmet à celui qui le possède, d’acheter d’autres marchandises. Dans un cas la valeur prend le nom de valeur en usage ou d’utilité : dans l’autre celui de valeur en échange. « Les choses, dit encore Adam Smith, qui ont le plus de valeur d’utilité n’ont souvent que fort peu ou point de valeur échangeable ; tandis que celles qui ont le plus de faveur échangeable ont fort peu ou point de valeur d’utilité. » L’eau et l’air, dont l’utilité est si grande, et qui sont même indispensables à l’existence de l’homme, ne peuvent cependant, dans les cas ordinaires, être donnés en échange pour d’autres objets. L’or, au contraire, si peu utile en comparaison de l’air ou de l’eau, peut être échangé contre une grande quantité de marchandises

[1].

Ce n’est donc pas l’utilité qui est la mesure de la valeur échangeable, quoiqu’elle lui soit absolument essentielle. Si un objet n’était d’aucune utilité, ou, en d’autres termes, si nous ne pouvions le faire servir à nos jouissances, ou en tirer quelque avantage, il ne posséderait aucune valeur échangeable, quelle que fût d’ailleurs sa rareté, ou quantité de travail nécessaire pour l’acquérir.

Les choses, une fois qu’elles sont reconnues utiles par elles-mêmes, tirent leur valeur échangeable de deux sources, de leur rareté, et de la quantité de travail nécessaire pour les acquérir.

Il y a des choses dont la valeur ne dépend que de leur rareté. Nul travail ne pouvant en augmenter la quantité, leur valeur ne peut baisser par suite d’une plus grande abondance. Tels sont les tableaux précieux, les statues, les livres et les médailles rares, les vins d’une qualité exquise, qu’on ne peut tirer que de certains terroirs très peu étendus, et dont il n’y a par conséquent qu’une quantité très bornée, enfin, une foule d’autres objets de même nature, dont la valeur est entièrement indépendante de la quantité de travail qui a été nécessaire à leur production première. Cette valeur dépend uniquement de la fortune, des goûts et du caprice de ceux qui ont envie de posséder de tels objets.

Ils ne forment cependant qu’une très petite partie des marchandises qu’on échange journel­le­ment. Le plus grand nombre des objets que l’on désire posséder étant le fruit de l’industrie, on peut les multiplier, non seulement dans un pays, mais dans plusieurs, à un degré auquel il est presque impossible d’assigner des bornes, toutes les fois qu’on voudra y consacrer l’industrie nécessaire pour les créer.

Quand donc nous parlons des marchandises, de leur valeur échangeable, et des principes qui règlent leurs prix relatifs, nous n’avons en vue que celles de ces marchandises dont la quantité peut s’accroître par l’industrie de l’homme, dont la production est encouragée par la concurrence, et n’est contrariée par aucune entrave.

Dans l’enfance des sociétés la valeur échangeable des choses, ou la règle qui fixe la quan­tité que l’on doit donner d’un objet pour un autre, ne dépend que de la quantité compa­rative de travail qui a été employée à la production de chacun d’eux.

« Le prix réel de chaque chose, dit Adam Smith, ce qu’elle coûte réelle­ment à la personne qui a besoin de l’acquérir, est l’équivalent de la peine et de l’embarras qu’il a fallu pour l’acquérir. Ce que chaque chose vaut réellement pour celui qui l’a acquise, et qui cherche à en disposer, ou à l’échanger pour quelque autre objet, c’est la peine et l’embarras que cette chose peut lui épargner, et qu’elle a le pouvoir de rejeter sur d’autres personnes. Le travail a été le premier prix, la monnaie primitive avec labelle tout a été payé

[2]. » Et dans un autre endroit il ajoute : «Dans cet état grossier des sociétés nais­santes, qui précède l’accumulation des capitaux, et l’appropriation des terres, le rapport entre la quantité de travail nécessaire pour acquérir chaque objet parait la seule donnée qui puisse conduire à poser une règle pour l’échange des uns contre les autres. Par exemple, si dans une nation de chasseurs il en coûte ordinaire­ment deux fois autant de travail pour tuer un castor que pour tuer un daim, on don­nera naturellement deux daims pour un castor, ou, en d’autres termes, un castor vaudra deux daims. Il est tout simple que ce qui est d’ordinaire le produit de deux journées ou de deux heures de travail, vaille le double de ce qui n’exige ordinaire­ment qu’un jour ou une heure de travail [3]. »

Il importe essentiellement en économie politique de savoir si telle est en réalité la base de la valeur échangeable de toutes les choses, excepté de celles que l’industrie des hommes ne peut multiplier à volonté ; car il n’est point de source d’où aient découlé autant d’erreurs, autant d’opinions diverses, que du sens vague et peu précis qu’on attache au mot valeur.

Si c’est la quantité de travail fixée dans une chose, qui règle sa valeur échangeable, il s’ensuit que toute augmentation dans la quantité de ce travail doit nécessairement augmenter la valeur de l’objet auquel il a été employé ; et de même que toute diminution du même travail doit en diminuer le prix

[4].

Adam Smith, après avoir défini avec tant de précision la source primitive de toute valeur échangeable, aurait dû, pour être conséquent, soutenir que tous les objets acquéraient plus ou moins de valeur selon que leur production coûtait plus ou moins de travail. Il a pourtant créé lui-même une autre mesure de la valeur, et il parle de choses qui ont plus ou moins de valeur selon qu’on peut les échanger contre plus ou moins de cette mesure. Tantôt il dit que c’est la valeur du blé, et tantôt il assure que c’est celle du travail ; non pas du travail dépensé dans la production d’une chose, mais de celui que cette chose peut acheter ; - comme si c’étaient là deux expressions équivalentes, et comme si parce que le travail d’un homme est devenu deux fois plus productif, et qu’il peut créer une quantité double d’un objet quelconque, il s’ensuivait qu’il doit obtenir en échange une double rétribution.

Si cela était vrai, si la rétribution du travailleur était toujours proportionnée à sa produc­tion, il serait en effet exact de dire que la quantité de travail fixée dans la production d’une chose, et la quantité de travail que cet objet peut acheter, sont égales ; et l’une ou l’autre indifféremment pourrait servir de mesure exacte pour les fluctuations des autres objets. Mais ces deux quantités ne sont point égales : la première est en effet très souvent une mesure fixe qui indique exactement la variation des prix des autres objets ; la seconde, au contraire, éprouve autant de variations que les marchandises ou denrées avec lesquelles on peut la com­parer. C’est ainsi qu’Adam Smith, après avoir, avec beaucoup de sagacité, démontré com­bien une mesure variable, telle que l’or et l’argent, était insuffisante pour servir à déterminer le prix variable des autres objets, a lui-même adopté une mesure tout aussi variable, en choisis­sant pour cela le blé ou le travail

[5].

L’or et l’argent sont sans doute sujets à des fluctuations de valeur par la découverte de mines nouvelles et plus riches, mais ces découvertes sont rares, et leurs effets, quoique im­por­tants, se bornent à des époques d’une durée comparativement courte. Leur valeur peut aussi éprouver des variations par l’effet des améliorations introduites dans l’exploitation des mines et dans les machines qui y sont employées, ces améliorations produisant avec le même travail plus de métal. Enfin l’épuisement graduel des mines qui fournissent les métaux précieux, peut encore déterminer certaines fluctuations sur les marchés. Mais est-il une seule de ces causes de fluctuation à laquelle le blé ne soit également sujet ? Sa valeur ne varie-t-elle pas par les améliorations dans l’agriculture, dans les instruments aratoires, par le perfec­tion­nement des machines, ainsi que par la découverte de nouveaux terrains fertiles, qui, livrés à la culture dans d’autres pays, ne peuvent manquer d’influer sur le prix des grains dans tout marché où l’importation sera libre ? D’ailleurs, le blé n’est-il pas sujet à hausser, par les prohi­bitions, par l’accroissement des richesses et de la population, et par la difficulté plus grande d’extraire un plus fort approvisionnement de blé des mauvais terrains dont la culture exige beaucoup plus de travail

[6] ?

La valeur du travail n’est-elle pas également variable ; et n’est-elle pas modifiée, ainsi que toutes choses, par le rapport entre l’offre et la demande, rapport qui varie sans cesse avec la situation du pays ? N’est-elle pas encore affectée par le prix variable des subsistances et des objets de première nécessité, à l’achat desquels l’ouvrier dépense son salaire ?

Dans un même pays, pour produire une quantité déterminée d’aliments ou d’objets de première nécessité, il faut peut-être dans un temps le double du travail qui aurait suffi dans une autre époque éloignée ; et il se peut néanmoins que les salaires des ouvriers ne soient que fort peu diminués. Si l’ouvrier recevait pour ses gages, à la première époque, une certaine quantité de nourriture et de denrées, il n’aurait probablement pu subsister si on la lui avait dimi­nuée. Les substances alimentaires et les objets de première nécessité auraient, dans ce cas, haussé de cent pour cent, en estimant leur valeur par la quantité de travail nécessaire à leur production, tandis que cette valeur aurait à peine augmenté si on l’eût mesurée par la quantité de travail contre laquelle s’échangeraient ces substances.

On peut faire la même remarque à l’égard de deux ou de plusieurs pays. L’on sait qu’en Amérique et en Pologne, sur les dernières terres mises en culture, le travail d’une année donne plus de blé qu’en Angleterre. Or, en supposant que toutes les autres denrées soient dans les trois pays à aussi bon marché, ne serait-ce pas une grande erreur de conclure que la quantité de blé payée à l’ouvrier doit être dans chaque pays proportionnée à la facilité de la production.

Si la chaussure et les vêtements de l’ouvrier pouvaient être fabriqués par des procédés nouveaux et perfectionnés, et exiger seulement le quart du travail que leur fabrication demande actuellement, ils devraient baisser probablement de soixante-quinze pour cent ; mais loin de pouvoir dire que par là l’ouvrier au. Lieu d’un habit et d’une paire de souliers, en aura quatre, il est au contraire certain que son salaire, réglé par les effets de la concurrence et par l’accroissement de la population, se proportionnerait à la nouvelle valeur des denrées à acheter. Si de semblables perfectionnements s’étendaient à tous les objets de consommation de l’ouvrier, son aisance se trouverait probablement augmentée, quoique la valeur échan­gea­ble de ces objets, comparée à celle des objets dont la fabrication n’aurait éprouvé aucun perfectionnement remarquable, se trouvât considérablement réduite, et qu’on les obtint par une quantité bien moindre de travail.

Il n’est donc pas exact de dire avec Adam Smith ; « que puisque le même travail peut quel­quefois acheté une plus grande, et quelquefois une plus petite quantité de marchandises, c’est la valeur des marchandises qui change, et non celle du travail. » Et par conséquent, « que la valeur du travail étant la seule qui soit invariable, elle seule peut servir de mesure fonda­men­tale et exacte au moyen de laquelle on puisse en tout temps et en tout lieu estimer et comparer la valeur de toutes les denrées ou marchandises. » Il est cependant exact de dire, ain­si que Smith l’avait avancé auparavant, « que les quantités proportionnelles de travail né­ces­­saires pour obtenir chaque objet, paraissant offrir la seule donnée qui puisse conduire à poser une règle pour l’échange des uns contre les autres » ; ou, en d’autres mots, que c’est la quantité comparative de denrées que le travail peut produire, qui détermine leur valeur relative présente ou passé, d non les quantités comparatives de denrées qu’on donne à l’ou­vrier en échange, ou en paiement de son travail.

Deux marchandises varient, je suppose, dans leur valeur relative, et nous désirons savoir celle qui a subi cette variation, cette transformation. En comparant l’une d’elles avec des souliers, des bas, des chapeaux, du fer, du sucre et toutes les autres marchandises, on trouve que sa valeur échangeable est restée la même ; en comparant l’autre avec les mêmes objets nous trouvons, au contraire, que sa valeur échangeable a varié ; cela seul nous autorise suffi­samment à dire que la variation porte sur cette marchandise déterminée et non sur tous les autres objets avec lesquels on l’a comparée. Si, en pénétrant plus avant dans toutes les cir­cons­tances relatives à la production de ces différents objets, nous reconnaissons qu’il faut la même quantité de travail et de capital pour produire des souliers, des bas, des chapeaux, du fer, du sucre, etc. ; mais que la production de telle marchandise désignée est devenue moins coûteuse et moins lente, la probabilité se change en certitude. On peut dire alors hardiment que a variation de valeur retombe uniquement sur cette marchandise, et on découvre ainsi la cause de cette variation.

Si je trouve qu’une once d’or s’échange pour une quantité moindre de marchandise, et que, cependant, la découverte de mines nouvelles et plus fertiles ou l’emploi de machines plus parfaites permet d’obtenir une quantité déterminée d’or avec moins de travail, je suis autorisé à dire que les causes des variations de la valeur de l’or, relativement à celle des autres mar­chandises, sont, à la fois, une économie de main d’œuvre et un travail plus facile, plus rapide. De même, si le travail venait à baisser considérablement de valeur relativement aux autres objets, si l’on reconnaissait que cette baisse vient d’une abondance extrême de blé, de sucre, de bas, abondance résultant de moyens de production plus actifs, il serait exact de dire que le blé et les autres objets nécessaires à l’existence ont perdu de leur valeur par suite d’une dimi­nution dans la quantité de travail consacré à les produire, et que ce que l’ouvrier gagne en se procurant plus facilement les moyens d’existence, il le perd par la baisse que subit bientôt le prix de son travail. Non, non, s’écrient aussitôt Adam Smith et M. Malthus : vous aviez sans doute raison de dire, en parlant de l’or, que ses fluctuations se traduisent en réalité par un abais­sement de valeur, parce que ni le blé ni le travail n’avaient encore varié ; et de plus, com­met l’or achèterait une moins grande quantité de denrées, on pouvait en conclure hardi­ment que toutes les denrées étaient restées invariables, et que l’or seul avait changé. Mais, lorsque le blé et le travail, - les deux choses que nous avons adoptées comme mesure des valeurs, malgré toutes les variations auxquelles nous les reconnaissons assujetties, - lorsque, dis-je, le blé et le travail baissent, on aurait tort d’en tirer les mêmes conclusions : pour être dans le vrai, il faudrait dire alors que le travail et le blé sont restés stationnaires en face du renchérissement des autres choses.

Or, c’est précisément contre ce langage que je proteste. Je crois que la cause des variations survenues entre le blé et les autres objets, se trouve, comme pour l’or, dans une économie de main d’œuvre : aussi suis-je logiquement entraîné à considérer ces variations comme le résultat d’une baisse dans la valeur du travail et du blé, et non comme un renchérissement des choses contre lesquelles on les échange. Supposons que je loue pour une semaine le travail d’un ouvrier, et qu’au lieu de dix schillings je lui en donne seulement huit ; si, d’ailleurs, il n’est survenu aucune variation dans la valeur de l’argent, il se pourra que cet ouvrier obtienne avec son salaire réduit plus d’aliments et de vêtements qu’auparavant : mais ceci, il faut l’attribuer à un abaissement dans la valeur des objets de consommation de l’ouvrier, et non, comme l’ont avancé Adam Smith et M. Malthus, à une hausse réelle dans la valeur de son salaire. Et pourtant, c’est pour avoir caractérisé ce fait, en disant qu’il constitue, au fond, une baisse dans la valeur du travail, qu’on m’accuse d’avoir adopté un langage nouveau, inusité, et qu’on ne saurait concilier avec les véritables principes de la science. Quant à moi, je crois que les termes inusités sont précisément ceux dont se servent mes adversaires.

Admettons qu’un ouvrier reçoive par semaine un boisseau de blé à une époque où le prix du blé est de 80 sch. Par quarter (2 h. 90 l), et que le prix descendant à 40 sch. On lui en donne un boisseau et un quart. Admettons encore qu’il consomme chaque semaine, dans sa famille, un demi boisseau de blé, et qu’il échange le surplus contre d’autres objets, tels que le combustible, le savon, la chandelle, le thé, le sucre, le sel, etc., etc. ; si les trois quarts de boisseau qui lui resteront dans ce cas ne peuvent lui procurer autant de jouissances et de bien-être que le demi boisseau dont il disposait autrement, dira-t-on encore que son travail a haussé de valeur ? Adam Smith insiste sur cette hausse, parce que son critérium est le blé, et que l’ouvrier reçoit plus de blé par semaine : mais Adam Smith eût dû y voir, au contraire, une baisse, « parce que la valeur d’une chose dépend de la faculté que transmet cette chose d’acheter les autres marchandises, » et que, dans l’hypothèse supposée, le travail a perdu de cette faculté.

Section II.
La rémunération accordée à l’ouvrier varie suivant la nature du travail ; mais ce n’est pas là une des causes qui font varier la valeur relative des différentes marchandises.

Cependant, quoique je considère le travail comme la source de toute valeur, et sa quantité relative comme la mesure qui règle presque exclusivement la valeur relative des marchan­dises, il ne faut pas croire que je n’aie pas fait attention aux différentes espèces de travail et à la difficulté de comparer celui d’une heure ou d’un jour consacré à un certain genre d’indus­trie, avec un travail de la même durée consacré à une autre production. La valeur de chaque espèce de travail est bientôt fixée, et elle l’est avec assez de précision pour satisfaire aux nécessités de la pratique : elle dépend beaucoup de la dextérité comparative de l’ouvrier, et de l’activité avec laquelle il a travaillé. L’échelle comparative une fois établie, elle n’est sujette qu’à peu de variations. Si la journée d’un ouvrier en bijouterie vaut plus que celle d’un ouvrier ordinaire, cette proportion reconnue et déterminée depuis longtemps conserve sa place dans l’échelle des valeurs

[7].

En comparant donc la valeur d’un même objet à des époques différentes, on peut se dispenser d’avoir égard à l’habileté et à l’activité comparatives de l’ouvrier, car elles influent également aux deux époques. Des travaux de la même nature exécutés dans différents temps se comparent entre eux ; et si un dixième, un cinquième ou un quart a été ajouté ou ôté à leur prix, il en résultera un effet proportionné dans la valeur relative de l’objet. Si une pièce de drap valant actuellement deux pièces de toile, venait à valoir dans dix ans quatre pièces de toile, nous serions fondés à conclure en toute sécurité qu’il faut plus de travail pour fabriquer le drap, ou qu’il en faut moins pour faire de la toile, ou même que ces deux causes ont agi en même temps.

Les recherches sur lesquelles je voudrais porter l’attention du lecteur, ayant pour objet l’effet produit par les variations survenues dans la valeur relative des marchandises, et non dans leur valeur absolue, il est peu important de comparer les prix qu’on accorde aux différentes espèces de travail. Nous pouvons présumer que le rapport entre les différents prix reste à peu près le même d’une génération à l’autre, ou au moins que les variations qu’ils éprouvent d’une année à l’autre sont peu sensibles, quelque inégalité qui ait pu s’y trouver dans l’origine, et quels que soient la capacité, l’adresse ou le temps nécessaires pour acquérir la dextérité manuelle dans les différentes branches de l’industrie. Ces légères variations ne sauraient donc avoir, à des époques rapprochées, aucun effet notable sur la valeur relative des choses.

« Le rapport entre les taux différents des salaires et des profits dans les différents emplois du travail et des capitaux, ne parait pas être modifié d’une manière sensible, ainsi que nous l’avons déjà remarqué, par la richesse ou la misère, ni par les progrès ou la décadence des sociétés. De telles révolutions dans l’État doivent, en effet, influer sur le taux général des salaires et des profits, mais elles finissent par modifier également les uns et les autres dans tous leurs différents emplois. Leurs rapports mutuels doivent donc rester les mêmes, et peuvent à peine subir une grande variation tant soit peu durable

[8], par la suite de semblables révolutions. »

Section III.
La valeur des marchandises se trouve modifiée, non seulement par le travail immédiatement appliqué à leur production, mais encore par le travail consacré aux outils, aux machines, aux bâtiments qui servent à les créer.

Même dans cet état primitif des sociétés dont il est question dans Adam Smith, le chasseur sauvage a besoin d’un capital quelconque, créé peut-être par lui-même et qui lui permette de tuer le gibier. S’il n’avait aucune espèce d’arme offensive, comment tuerait-il un castor ou un daim ? La valeur de ces animaux se composerait donc d’abord du temps et du travail employés à leur destruction, et ensuite du temps et du travail nécessaires au chasseur pour acquérir son capital, c’est-à-dire l’arme dont il s’est servi.

Supposons que l’arme propre à tuer le castor exige, pour sa fabrication, beaucoup plus de travail que celle qui suffit pour tuer le daim, en raison de la difficulté plus grande d’approcher du premier de ces animaux, et de la nécessité d’être par conséquent muni d’une arme propre à porter un coup assuré. Dans ce cas, il est probable qu’un castor vaudra plus que deux daims, précisément parce que, tout considéré, il faudra plus de travail pour tuer le premier.

Tous les instruments nécessaires pour tuer les castors et les daims pourraient aussi n’appartenir qu’à une seule classe d’hommes, une autre classe se chargeant du travail de la chasse ; mais leur prix comparatif serait toujours proportionné au travail employé, soit pour se procurer le capital, soit pour tuer ces animaux. Que les capitaux fussent abondants ou rares par rapport au travail ; qu’il y eût abondance ou disette des aliments et autres objets de première nécessité, les personnes qui auraient consacré une valeur égale de capital à un de ces deux emplois, pourraient retirer une moitié, un quart, ou un huitième du produit, le reste servant de salaire à ceux qui auraient fourni leur travail. Mais cette division d’intérêts ne saurait affecter la valeur réelle des produits ; en effet, soit que les profits du capital s’élèvent à cinquante, à vingt, ou à dix pour cent, soit que les salaires des ouvriers s’élèvent ou s’abaissent, l’effet en sera le même dans les deux emplois différents.

Qu’on suppose les occupations de la société plus étendues, en sorte que les uns fournissent les canots, les filets et les appareils nécessaires à la pèche ; et les autres, les semences et les instruments grossiers dont on se sert en commençant une culture : il sera toujours vrai de dire cependant que la valeur échangeable des objets produits est proportionnée au travail employé à leur production, et je ne dis pas seulement à leur production immédiate, mais encore à la fabrication des instruments et machines nécessaires à l’industrie qui les produit.

Si nous envisageons un état de société encore plus avancé, où les arts et le commerce fleurissent, nous verrons que c’est toujours le même principe qui détermine les variations dans la valeur des marchandises. En estimant, par exemple, la valeur échangeable des bas de coton, nous verrons qu’elle dépend de la totalité du travail nécessaire pour les fabriquer et les porter au marché. Il y a d’abord le travail nécessaire à la culture de la terre où l’on a récolté le coton brut ; puis celui qui a servi à le transporter dans le pays où l’on doit fabriquer les bas, - ce qui comprend une partie du travail employé à la construction du navire qui doit porter le coton, et qui est payé dans le fret des marchandises. Puis, vient le travail du fileur et du tisserand, et une partie de celui de l’ingénieur, du serrurier, du charpentier, qui a construit les bâtiments et les machines ; enfin les services du détaillant et de plusieurs autres personnes qu’il serait inutile d’énumérer. La somme totale de toutes ces sortes de travaux détermine la quantité des divers objets qui doit être échangée contre ces bas ; et une pareille estimation de tout le travail employé à la production de ces objets eux-mêmes, réglera également la quantité qui doit en être donnée pour les bas

[9].

Pour nous convaincre que c’est là le fondement réel de toute valeur échangeable, suppo­sons qu’il ait été fait un perfectionnement qui abrége le travail dans une des différentes opérations que le coton brut doit subir, avant que des bas de coton puissent être apportés au marché pour être échangés contre d’autres objets ; et observons quels en seraient les effets. S’il fallait effectivement moins de bras pour cultiver le coton et pour le récolter ; si l’on employait moins de matelots pour manœuvrer, ou moins de charpentiers pour construire le navire qui doit nous le porter ; si moins de personnes étaient employées à construire les bâti­ments et les machines ; ou si après leur construction on en augmentait la puissance, les bas baisseraient infailliblement de prix, et par conséquent on ne pourrait plus les échanger que pour une moindre quantité d’autres objets. Ils baisseraient de prix, parce qu’une moindre portion de travail suffirait pour les produire, et ils ne pourraient plus être donnés en échange que pour une quantité moindre d’articles dans la fabrication desquels il ne se serait point opéré une pareille économie de main-d’œuvre.

Une économie dans le travail ne manque jamais de faire baisser la valeur relative d’une marchandise, - que cette économie porte sur le travail nécessaire a la fabrication de l’objet même, ou bien sur le travail nécessaire à la formation du capital employé dans cette pro­duction. Qu’il y ait moins de blanchisseurs, de fileurs et de tisserands directement employés à la fabrication des bas, ou moins de matelots, de charretiers, d’ingénieurs, de forgerons occu­­pés indirectement à la même production : dans l’un et l’autre cas, le prix devra baisser. Dans le premier, toute l’économie de travail porterait entièrement sur les bas auxquels cette portion de travail était uniquement consacrée ; dans le second, une partie seulement de cette épargne porterait sur les bas, - l’autre retombant sur tous les autres objets à la production desquels contribuaient les bâtiments, les machines et les moyens de transport.

Supposons que dans un état de société peu avancé les arcs et les flèches du chasseur aient une valeur et une durée pareilles à celles du canot et des instruments du pêcheur, - les uns et les autres étant, d’ailleurs, le produit de la même quantité de travail. Dans un tel état de choses, la valeur du gibier, produit de la journée de travail du chasseur, sera exactement la même que celle du poisson pris par le pêcheur dans sa journée. Le rapport entre la valeur du poisson et celle du gibier se trouvera entièrement déterminé par la quantité de travail dépensé pour se procurer l’un et l’autre, quelle que soit la quantité de chacun des produits, et indépendamment du taux plus ou moins élevé des salaires ou des profits en général. Si, par exemple le pêcheur avait un canot et des instruments de pêche pouvant durer dix ans, et ayant une valeur de 100 liv. st. ; s’il employait dix hommes dont le salaire serait de 100 liv. st. et dont le travail donnerait chaque jour vingt saumons ; si, d‘un autre côté, le chasseur, possédant des armes d’une égale valeur et d‘une égale durée, employait aussi dix hommes dont le salaire serait de 100 liv. st. et dont le travail lui procurerait dix daims par jour, le prix naturel d’un daim devrait être de deux saumons, - que la portion du produit total accordée aux travailleurs qui l’ont pris fût, d’ailleurs, grande ou petite. La proportion de ce qui a pu être payé comme salaire est de la plus haute importance pour la question des profits ; car il est évident qu’ils doivent être forts ou faibles selon que les salaires sont élevés ou à bas prix ; mais cela ne peut nullement affecter la valeur relative du poisson et du gibier, le prix des journées devant être au même taux dans les deux genres d’industrie. Dans le cas où le chas­seur voudrait exiger que le pêcheur lui donnât plus de poisson pour chaque pièce de gibier, en alléguant qu’il a dépensé une plus grande partie de sa chasse, ou de ce que vaut sa chasse, pour payer les journées de ses chasseurs, le pêcheur lui répondrait qu’il se trouve précisément dans le même cas. Par conséquent tant qu’une journée de travail continuera à donner à l’un la même quantité de poisson, à l’autre la même quantité de gibier, le taux naturel de l’échange sera de un daim pour deux saumons, quelles que soient d‘ailleurs les variations de salaires et de profits et l’accumulation du capital.

Si avec le même travail on obtenait moins de poisson ou plus de gibier, la valeur du pre­mier hausserait par rapport à celle du second. Si, au contraire, on prenait avec le même travail moins de gibier ou plus de poisson, le gibier renchérirait par rapport au poisson.

S’il existait quelque autre objet d‘échange dont la valeur fût invariable, et que l’on pût se procurer dans tous les temps et dans toutes les circonstances avec la même quantité de tra­vail, nous pourrions, en comparant à cette valeur celle du poisson et du gibier, déterminer avec précision quelle portion de cette inégalité doit être attribuée à la cause qui change la valeur du poisson, et quelle portion à la cause qui change la valeur du gibier.

Supposons que l’argent soit cette mesure invariable. Si un saumon vaut une livre sterling, et un daim deux livres, un daim vaudra deux saumons ; mais un daim pourra acquérir la valeur de trois saumons, 1° dans le cas où il faudrait plus de travail pour se rendre maître des daims ; 2° dans le cas où il faudrait moins de travail pour pêcher. Du saumon ; 3° dans le cas où ces deux causes agiraient simultanément. Si une pareille mesure, invariable, fidèle, exis­tait, on pourrait aisément évaluer l’effet de chacune de ces causes. Si le saumon continuait à se vendre au prix d’une. Livre sterling, tandis que le daim en vaudrait trois, nous pourrions conclure qu’il faut plus de travail pour se procurer des daims. Si les daims restaient au prix de 2 liv. st. pendant que le saumon aurait baissé à 13 s. 4 d. il faudrait certainement en conclure que moins de travail est nécessaire pour avoir du saumon ; et si le prix des daims haussait à 2 liv. 10 s. le saumon baissant 16 s. 8 d. nous devrions en conclure que les deux causes ont opéré conjointement pour produire ce changement dans la valeur relative de ces deux objets.

Il n’est pas de variations dans les salaires de l’ouvrier qui .puissent influer sur la valeur relative des marchandises, car, en supposant même qu’ils s’élèvent, il ne s’ensuit pas que ces objets doivent exiger plus de travail. Seulement, ce travail se paiera plus cher, et les mêmes motifs qui ont engagé le chasseur et le pêcheur à hausser le prix du gibier et du poisson, détermineront le propriétaire d’une mine à élever la valeur de son or. Ces motifs agissant avec la même force sur tous les trois, et la situation relative des trois personnes étant 1a même avant et après l’augmentation des salaires, la valeur relative du gibier, du poisson et de l’or n’auront éprouvé aucun changement. Les salaires pourraient monter de 20 pour cent, les profits diminuant par conséquent dans une proportion plus ou moins grande, sans causer le moindre changement dans la valeur relative de ces marchandises.

Supposons maintenant qu’avec le même travail et le même capital on pût avoir plus de poisson, mais non pas plus d’or ou de gibier ; dans ce cas, la valeur relative du poisson tomberait par rapport à celle de l’or ou du gibier. Si, au lieu de vingt saumons le travail d’un jour en rapportait vingt-cinq, le prix d’un saumon serait de 16 schellings au lieu de 1 livre sterling, et deux saumons et demi, au lieu de deux, seraient donnés en échange contre un daim ; mais le prix des daims se maintiendrait toujours à 2 liv. comme auparavant. Pareille­ment, si avec le même capital et le même travail on n’obtenait plus autant de poisson, sa valeur comparative hausserait. alors, et le poisson augmenterait ou diminuerait de valeur échangeable, en raison seulement du plus ou moins de travail nécessaire pour en avoir une quantité déterminée ; mais jamais cette hausse ou cette baisse ne pourrait dépasser le rapport de l’augmentation ou de la diminution du travail nécessaire.

Si nous possédions une mesure fixe, au moyen de laquelle on pût estimer les variations dans les prix des marchandises, nous verrions que la dernière limite de la hausse est en raison de la quantité additionnelle de travail nécessaire à leur production ; et que cette hausse ne peut provenir que d’une production qui exige plus de travail. Une hausse dans les salaires n’augmenterait point le prix des marchandises en argent, ni même leur prix relativement à ces marchandises, dont la production n’exigerait pas une augmentation de travail, ou de capital fixe et circulant. Si la production d’un de ces objets exigeait plus ou moins de travail, nous avons déjà montré que cela causerait à l’instant un changement dans sa valeur relative ; mais ce changement serait dû à la variation survenue dans la quantité de travail nécessaire, et non à la hausse des salaires.

Section IV.
L’emploi des machines et des capitaux fixes modifie considérablement le principe qui veut que la quantité de travail consacrée à la production des marchandises détermine leur valeur relative.

Dans la précédente section, nous avons admis que les instruments et les armes nécessaires pour tuer le daim et le saumon avaient une durée égale, et étaient le résultat de la même quantité de travail. Nous avons reconnu en même temps que les variations dans la valeur relative du daim et du saumon dépendaient uniquement des différentes quantités de travail consacrées a les obtenir ; mais à tous les âges de la société les instruments, les outils, les bâtiments, les machines employés dans différentes industries peuvent varier quant à leur durée et aux différentes portions de travail consacrées à les produire. De même les propor­tions dans lesquelles peuvent être mélangés les capitaux qui paient le travail, et ceux engagés sous forme d‘outils, de machines, de bâtiments, varient à l’infini. Cette différence dans le degré de persistance des capitaux fixes, et cette variété dans les proportions, où ils peuvent être combinés avec les capitaux engagés, font apparaître ici une nouvelle cause propre à déterminer les variations survenues dans la valeur relative des marchandises. Cette cause, qui se joint a la somme de travail consacrée à la production des marchandises, est l’abaissement ou l’élévation de la valeur du travail.

La nourriture et les vêtements qui servent à l’ouvrier, les bâtiments dans lesquels il travaille, les outils qui facilitent son travail sont tous d’une nature périssable. Et cependant il existe des différences énormes dans le degré de permanence de ces divers capitaux. Une machine à vapeur durera plus longtemps qu’un vaisseau, un vaisseau plus que les vêtements d’un ouvrier, ces vêtements eux-mêmes auront une durée considérable, relativement à celle de la nourriture qu’il consomme.

Suivant que le capital disparaît rapidement et exige un renouvellement perpétuel, ou qu’il se consomme lentement, on le divise en deux catégories qui sont : le capital fixe et le capital circulant

[10]. Un brasseur dont les bâtiments et les machines ont une valeur et une durée nota­bles, est considéré comme employant une grande quantité de capital fixe. Au contraire, un cordonnier dont le capital se dissipe principalement en salaires qui servent à procurer à l’ouvrier sa nourriture, son logement et d’autres marchandises moins durables que les bâti­ments et les machines, ce cordonnier est considéré comme employant une grande partie de ses capitaux sous forme de capital circulant.

Il faut encore observer que le capital non engagé peut rester plus ou moins longtemps dans la circulation, avant de rentrer aux mains du chef d’industrie. Ainsi, le blé que le fermier achète pour semer ses champs est un capital fixe, comparativement au blé qu’achète le bou­lan­ger pour faire son pain. Le premier le dépose dans la terre, et ne l’en retire qu’au bout d’un an ; le second peut le faire moudre, le vendre aux consommateurs sous forme de pain, retrouver tout entier son capital au bout d’une semaine, et le consacrer à d’autres productions.

Il peut donc arriver que deux industries emploient la même somme de capital ; mais ce capital peut aussi se diviser d’une manière très différente sous le rapport de la portion enga­gée et de la portion qui circule. Dans une de ces industries, on peut n’employer qu’une faible fraction de capital sous forme de salaire, c’est-à-dire comme fonds circulant : le reste peut avoir été converti en machines, instruments, bâtiments, toutes choses qui constituent un capital comparativement fixe et durable. Dans une autre industrie, au contraire, la plus grande partie du capital sera peut-être consacrée a défrayer le travail, le reste servant à l’achat des bâtiments, des instruments et des machines. Il est évident, dès lors, qu’une hausse dans les salaires influera d’une manière bien différente sur les marchandises, selon qu’elles auront été produites sous telles et telles conditions.

Il y a plus. Deux manufacturiers peuvent employer la même somme de capital fixe et de capital circulant, et cependant avoir un capital fixe d’une durée très inégale. L’un peut avoir des machines à vapeur coûtant 10,000 liv. st. l’autre des vaisseaux de la même valeur.

Si les hommes, privés de machines, produisaient par le seul effort de leur travail, et con­sacraient à la création des marchandises qu’ils jettent sur le marché, le même temps, les mêmes efforts, la valeur échangeable de ces marchandises serait précisément en proportion de la quantité de travail employée.

De même, s’ils employaient un capital fixe de même valeur et de même durée, le prix des marchandises produites serait le même, et varierait seulement en raison de la somme de travail plus ou moins grande consacrée à leur production.

Tout ceci est parfaitement démontré pour les marchandises produites dans des circons­tances semblables. Celles-ci ne varieront, relativement les unes aux autres, que dans le rap­port de l’accroissement ou de la diminution du travail nécessaire pour les produire. Mais, si on les compare avec d‘autres marchandises qui n’auraient pas été créées avec la même somme de capital fixe, on voit qu’elles subissent l'influence de l’autre cause que j’ai énoncée, et qui est une hausse dans la valeur du travail : et cela, alors même que l’on aurait consacré à leur production la même somme d’efforts. L’orge et l’avoine continueront, quelles que soient les variations survenues dans les salaires, à conserver entre elles les mêmes rapports. Il en sera de même pour les étoffes de coton et de laine, si elles ont été produites dans des circons­tances identiques ; mais une hausse ou une hausse des salaires survenant, l’orge pourra valoir plus ou moins, relativement aux étoffes de coton, et l’avoine, relativement aux draps.

Supposons que deux individus emploient chacun annuellement cent hommes à construire deux machines, et qu’un troisième individu emploie le même nombre d’ouvriers à cultiver du blé : chacune des deux machines vaudra, au bout de l‘année, autant que le blé récolté, parce que chacune aura été produite par la même quantité de travail. Supposons maintenant que le propriétaire d’une des machines l’emploie, avec le secours de cent ouvriers, à fabriquer du drap, et que le propriétaire de l’autre machine l’applique, avec le même nombre de bras, à la production de cotonnades ; le fermier continuant de son côté à faire cultiver du blé à ses cent ouvriers. À la seconde année il se trouvera qu'ils auront. Tous utilisé la même somme de travail : mais les marchandises et les machines du fabricant de cotons et du fabricant de draps seront le résultat du travail de deux cents hommes pendant un an ou de cent hommes pendant deux ans. Le blé, au contraire, n’aura exigé que les efforts de cent ouvriers pendant un an ; de sorte que, si le blé a une valeur de 500 liv. st., les machines et les produits créés par les deux manufacturiers devront avoir une valeur double. Cette valeur sera même de plus du double, car le fabricant de cotonnades et le fabricant. De draps auront tous deux ajouté à leur capital les profits de la première année, tandis que le fermier aura consommé les siens. Il arrivera donc, qu’à raison de la durée plus ou moins grande des capitaux, ou, ce qui revient au même, en raison du temps qui doit s’écouler avant que les différentes espèces de marchandises puissent être amenées sur le marché, leur valeur ne sera pas exactement proportionnelle à la quantité de travail qui aura servi à les produire. Cette valeur dépassera un peu le rapport de deux à un, afin de compenser ainsi le surcroît de temps qui doit s'écouler avant que le produit le plus cher puisse être mis en vente.

Supposons que le travail de chaque ouvrier coûte annuellement 50 liv. st., ou que le capital engagé soit de 500 liv. st., et les profits de 10 pour cent, la valeur de chacune des machines, ainsi que celle du blé, sera au bout de l’année de 5,500 liv. st. La seconde année, les manufacturiers et le fabricant emploieront encore 500 liv. st. chacun en salaires, et vendront par conséquent encore leurs marchandises au prix de 5,500 liv. st. Mais, pour être de pair avec le fermier, les fabricants ne devaient pas seulement obtenir 5,500 liv. st. en retour des 5,000 liv. st. employées à rémunérer du travail : il leur faudra recueillir de plus une somme de 550 liv. st., à titre d’intérêts, sur les 5,500 liv. st. qu’ils ont dépensées en machines, et leurs marchandises devront donc leur rapporter 6,050 liv. st. On voit donc ainsi que des capitalistes peuvent consacrer annuellement la même quantité de travail à produire des mar­chan­dises, sans que ces mêmes marchandises aient la même valeur, et cela, en raison des différentes quantités de capitaux fixes et de travail, accumulés dans chacune d’elles. Le drap et les cotonnades out la même valeur, parce qu’ils résultent d’une même somme de travail et de capital engagé. Le blé diffère de valeur, parce qu’il a été produit dans des conditions autres.

Mais, dira-t-on, comment une hausse dans les salaires pourra-t-elle influer sur leur valeur relative ? Il est évident que le rapport entre le drap et les cotonnades ne variera pas, car, dans l’hypothèse admise, ce qui atteint l'un atteint également l’autre. De même, la valeur relative du blé et de l’or ne changera pas, parce que ces deux denrées sont produites dans des condi­tions identiques, sous le double rapport du capital fixe et du capital circulant : mais le rapport qui existe entre le blé et le drap ou les cotonnades devra nécessairement se modifier sous l’influence d'une hausse dans le prix du travail.

Toute augmentation de salaire entraîne nécessairement une baisse dans les profits. Ainsi, si le blé doit être réparti entre le fermier et l'ouvrier, plus grande sera la portion de celui-ci, plus petite sera celle du premier. De même, si le drap ou les étoffes de coton se divisent entre l'ouvrier et le capitaliste, la part du dernier ne s'accroîtra qu’aux dépens de celle du premier. Supposons, dès lors, que, grâce à une augmentation de salaires, les profits tombent de 10 à 9 pour cent ; au lieu d’ajouter au prix moyen de leurs marchandises, et, pour les profits de leur capital fixe, une somme de 556 liv. st., les manufacturiers y ajouteront 495 liv. st. seulement, ce qui portera le prix de vente à 5,995 liv. st., au lieu de 6,050 liv. st. Mais comme le prix du blé resterait à 5,500 liv. st., les produits manufacturés, où il entre une plus grande somme de capitaux fixes, baisseraient relativement au blé ou à toute autre denrée. L'importance des variations qui surviennent dans la valeur relative des marchandises par suite d’une augmen­tation de salaires, dépendrait alors de la proportion qui existerait entre le capital fixe et la totalité des frais de production. Toutes les marchandises produites au moyen de machines perfectionnées, dans des bâtiments coûteux et habilement construits, toutes celles, en d’autres termes, qui exigent beaucoup de temps et d‘efforts avant de pouvoir être livrées sur le marché, perdraient de leur valeur relative, tandis que celles qui, produites uniquement, ou principalement, avec du travail, peuvent être rapidement jetées dans la circulation, augmen­teraient de valeur.

Le lecteur remarquera cependant que cette cause n'a qu'un faible influence sur les mar­chandises. Une augmentation de salaires qui entraînerait une baisse de 1 pour cent dans les profits, ne déterminerait, dans la valeur relative des produits, qu'une variation de 1 pour cent : cette valeur descendrait donc de 6,050 liv. st. à 5,995 liv. st. L’effet le plus sensible qui pût être produit par un accroissement de salaires sur le prix des marchandises, ne dépasserait pas 6 ou 7 pour cent, car on ne saurait admettre que les profits, dans quelque circonstance que ce soit, pussent subir d’une manière générale et permanente une dépression plus forte.

Il n’en est pas de même de cette autre cause modificative de la valeur, que nous avons reconnue être l'augmentation ou la diminution de la quantité de travail nécessaire pour créer des marchandises. S’il fallait pour produire du blé quatre-vingts hommes au lieu de cent, la valeur du blé descendrait de 5,500 liv. st. à 4,400 liv. st., c’est-à-dire de 20 pour cent : dans la même hypothèse, le prix du drap s’abaisserait de 6,050 liv. st. à 4,950 liv. st. De plus, toute altération profonde et permanente dans le taux des profits, dépend d’une série de causes qui n’agissent qu’à la longue, tandis que les variations qui surviennent dans la quantité de travail nécessaire pour créer des marchandises, sont des phénomènes de chaque jour. Chaque progrès dans les machines, les outils, les bâtiments, la production des matières premières épargne du travail, permet de créer une marchandise avec plus de facilité, et tend, par conséquent, à en réduire la valeur. En énumérant donc ici toutes les causes qui font varier la valeur des marchandises, on aurait tort, sans doute, de négliger l’influence réservée au mou­ve­ment des salaires ; mais on aurait tort aussi d’y attacher une trop grande importance. C’est pourquoi, tout en tenant compte de cette influence dans le cours de cet ouvrage, je considé­rerai cependant les grandes oscillations qu’éprouve la valeur relative des marchandises, comme résultant de la quantité de travail plus ou moins grande nécessaire à leur production.

Je crois à peine utile d’ajouter que les marchandises dont la production à coûté la même somme d’efforts, différeront néanmoins de valeur échangeable si on ne peut les amener sur le marché dans le même espace de temps.

Supposons que pendant un an je consacre 1,000 liv. st. à rétribuer le travail de vingt hommes occupés à créer une marchandise. Supposons encore que l’année suivante j’emploie vingt hommes à terminer, perfectionner le même produit pour des salaires égaux. Si les profits sont de 10 pour cent, ma marchandise livrée sur le marché au bout de ces deux années devra se vendre 2,310 liv. st. ; car j’y ai consacré la première année un capital de 1,000 liv. st., et la seconde année un capital de 2,100 liv. st. Un autre individu emploie la même quan­tité de travail, mais dans une seule année : il paie 2,000 liv. st. de salaires à quarante ouvriers. À la fin de l’année, le prix de la marchandise, y compris 10 pour cent de profits, ne dépassera pas 2,200 liv. st. Voilà donc deux marchandises produites par une quantité égale de travail et dont l’une se vend 2,310 liv. st., l‘autre 2,200 liv. st.

 

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Heureux à ceux qui n'ont pas d'école aujourd'hui pour cause de tempête de neige ou de route glissante. Par contre, la neige doit être dégagé et toute la famille sort de leur maison pour pouvoir aller pelleter. Il profite ensuite d'un bon chocolat chaud ! C'est une bonne journée de détente. Comme si Noël serait déjà arrivé, le monde se mette à danser chez eux en famille. Par contre ceux qui chauffent leurs maisons aux mazouts, très chers. À 84 sous la litre cela est un grand redressement de prix depuis un mois dans la province de Québec. Peut-être certains font la même chose que moi et reste en dedans et clavarde et écris sur l'ordinateur. Voici maintenant votre petite pensée du jour : Vous devrez aujourd'hui vous distraire complètement et faire quelque chose de votre journée. Vous aurez de la misère à rester actif pendant votre journée. Pour le rester comme il le faut, vous devrez vous y préparer. Si vous ne vous sentez pas près pour le début de votre journée, restez coucher dans votre lit bien chaud et levez-vous que beaucoup plus tard. Ce temps sera rattrapé plus tard dans la journée. Voici maintenant mes coups de coeurs dans la littérature. Dans les Éditions Scholastic qui est intitulé Fils Du Ciel. C’est l’histoire d’un jeune garçon nommé Matt. Ce jeune garçon aime beaucoup les hauteurs. Je ne peux pas vous en dire plus. La seule chose que je peux vous dire c’est que cette histoire ou plutôt ce roman est très intéressant. Il est suivi d’un deuxième tome nommé Brise-Ciel. Celui-ci que j’ai acheté mais que je n’ai pas encore lu. Suivez mon blog pour recevoir d’autres informations dans le domaine littéraire. Maintenant à ceux qui aiment beaucoup les clips des Têtes À Claques, un nouveau clip nommé la parade se retrouve maintenant sur ce site. Je vais publier un conte de Noël sur mon site et je vais en faire une suite que vous pourrez lire caché dans mes articles quotidiens. Voici le début de mon histoire :

Un soir avant Noël, un jeune garçon nommé Maxime regardait par la fenêtre si le Père Noël s’y trouvait. Aucune trace de celui-ci. Maxime était un jeune orphelin qui vivait tout seul dans une petite grange depuis que ses parents l’avait abandonné par manque d’argent pour le nourrir. Il espérait recevoir un cadeau. Un cadeau puisqu’il n’en avait jamais eu. Il gelait dans la neige blanche nu pied. Tout à coup, il vit une ombre derrière lui qui semblait s’approcher de lui.

 

Bonne journée malgré cette neige abondante !

 

 

 

De Nicolas, Administrateur de Société Aux Québécois et de Pensée Du Jour.

Vous verrez la suite une autres fois. Donnez-moi vos opinions sur mon article. Ou sinon, allez m’écrire à Nicolasrioux@yahoo.ca. Merci de m’avoir lu !
par nicolas publié dans : société communauté : Société aux Québécois
Lundi 17 décembre 2007
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L’industrialisation est un visage marquant dans l’histoire de notre province et de notre pays. Beaucoup d’événements entre 1820 et 1900 ont marqué l’industrialisation. Dans ce temps, c’est à dire en 1900, les enfants étaient battus lorsqu’ils n’obéissaient pas de la bonne manière. Heureusement que les syndicats se développaient de plus en plus. Les enfants ont portés plainte un jour à leurs employeurs pour de mauvaises réputations de travail. Les filles et les garçons n’avaient pas le droit de travailler avant quatorze et douze ans respectivement sans l’autorisation parentale. Les femmes et les enfants n’avaient le droit de travailler plus de soixante heures par semaine. Les salaires étaient très bas dans ce temps. Les hommes avaient un salaire qui tournait approximativement autour de neuf dollars. Les femmes et les enfants gagnaient de salaire plus bas. Maintenant, parlons du processus industriel. Les employés incluant les enfants débutaient par couper la laine de mouton qui est transportés dans une manufacture ou une fabrique où elle est transformée par des machines en minces fils. C’est la fabrication du textile. Ce fil s’en va par la suite dans une autre manufacture où les fils sont assemblés pour créer du linge. Ces vêtements sont transportés d’Est en Ouest sur des chemins de fers pour se rendre jusque dans les grands magasins ou les commerces de vêtements. Par la suite, les consommateurs peuvent se procurer ses produits. Si nous retournons en 1820, les vêtements n’étaient pas fabriqués dans des manufactures. Les femmes devaient tisser et tisser encore pour pouvoir obtenir les vêtements où autres accessoires voulu. Les femmes faisaient ces travaux pendant l’hiver et le printemps. L’été et l’automne elles vaguent à d’autres occupations importantes que le tricot. Nous pouvons dire que dans ce temps la vie n’était pas facile. Un peu avant 1900, les enfants et les femmes travaillaient parfois plus de soixante heures par semaine comparée à l’évolution que leurs offres 1900. Le dimanche était leur seule journée de congé. Mais parfois dans cette journée, ils fallaient que la famille se dépêchent de faire des réparation et de faire du trie pour recommencer à travailler le lendemain. Comparé à aujourd’hui, ils y avaient beaucoup moins de travaux développés.

par nicolas publié dans : société communauté : Société aux Québécois
Vendredi 14 décembre 2007
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Plusieurs personne se demande si nous éternuons lorsque nous dormons. Nous, cela est impossible car les système de notre corps ne sont pas activé pour ses fonctions lorsque notre cerveau est inconscient. Alors, nous ne pouvons éternuer lorsque nous dormons. Ce moyen de défense complexe et rapide sert a évacuer tout intrus voulant pénétrer dans notre corps. Comme cela moins de parasites peuvent se loger dans notre corps. Par contre si nous reçevons pendant que nous dormons un poivre très puissant, nous allosn nous réveiller en sursaut pour pouvoir éternuer. C'est pourquoi l'éternuement est essentiel a la protection de notre corps. Je vous souhaite une bonne journée.
par nicolas publié dans : chronique communauté : Société aux Québécois
Mercredi 12 décembre 2007
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Bonjour tout le monde! Bienvenuea la pensée quotidienne. Aujourd'hui soyez sociaux avec les autres. Parfois cela pourra être dure de faire des connaissance avec d'autres personnes de votre ntourages que vous ne connaissez pas très bien. Mias vous allez vous sentir bien heureux lorsque vous aurez pris connaissance de nouvelles personnes. Soyez solidaire avec tout le monde et amusez-vous bien.
par nicolas publié dans : chronique
Mardi 11 décembre 2007
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Soyez aujourd'hui généreux avec votre entourage et ayez du plaisir à cela. Sinon, il est mieux de ne pas adonner à la générosité avec les autres. Soyez aussi capabale de vous comprendre vous-même. Soyez  généreux avec vous même en faisant plaisir aux autres. Rienn'est mieux que cela dans la vie! Si la vie pour tout le monde serait comme cela, ce serait beaucoup plus de solidarité et de sociabilité. Aidez-nous à contribuer à cet option! À la prochaine!

De l'Administrateur de la Pensée Du Jour et De Société Aux Québécois.
par nicolas publié dans : chronique communauté : La pensée du jour
Dimanche 9 décembre 2007
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Inscrivez-vous à ma New-Letters pour pouvoir reçevoir un début d'histoire chaque jours, un horoscope encore plus pertinent que l'ancien, une pensée garantie chaque jours, une blagues chaques jours ou presque et des reportages encore plus volumineux.
par nicolas publié dans : société communauté : Société aux Québécois
Samedi 8 décembre 2007
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Bonjour tout le monde! Je vous envoie l 'horoscope.

Vierge:
Les vierges auront besoin de beaucoup d'affection pour pouvoir bien passé leur journée et de beaucoup d'attention.

Capricorne:
Ceux-ci auront beaucoup d'agressivité et auront beaucoup de mal  se faire de nouveaux camarades de travail. Ils seront stressé et inatentif. 

Lion:

Les lions auront de l'expérience matériellement et auront beaucoup de créatvité. L'Inspiration sera au maximum. Bonne journée et beaucoup d'attention pour les Lions.

Taureau:

Les taureau seront plein d'huymour aujourd'hui et pourrons attiré certaine personne. Attention pour les Taureau! Vous aurez de la misère a resté vous même!Gardez votre personnalité.

Cancer:

Cancer aura une certaines esprits d'impureté et seront très malsain. Ils auront quelque choses de malsains en eux. 

Balance:

Une journée comme toutes les autres  pour les Balances.

Pour les autres aussi! Rien de spécial tout la routine normal!
par nicolas publié dans : chronique communauté : La pensée du jour
Vendredi 30 novembre 2007
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Bonjour, bienvenue à la pensée quotidienne. Aujourd'hui, vous devez ne croire en rien de ce que les gens  vous diront. Vous semblerez peut-être un peu tête dure mais par contre, ce que vous ne croyez pas, vous ne le croyez pas! C'est la seule chose que j'ai à vous dire. Restez incrédule et vous ne vous laissez pas convaincre de quelque chose dont vous êtes mal à l'aise à croire et faites une journée de (à) votre façon.
par nicolas publié dans : société communauté : La pensée du jour
Samedi 24 novembre 2007
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Bonjour tout le monde! Depuis quelques heures, les scientifiques ont découvert une griffe inconnus. Lorsqu'ils ont été l'analyser à leur laboratoire, ils ont découvert que cette griffe appartenait à un scorpions de deux mètre et cinq décimètre précis. Ils ont aussi découvert selon l'ADN que ce scorpion avait aux alentours de trois cent quatre-vingt dix millions d'années. Une chance, car il aurait été extrêmenemment dangereux pour les humains et il aurait assasiner des millions de terriens. Je vous souhaite une très bonne journée!

De Nicolas Rioux,

Administrateur de La Pensée Du Jour et de Société Aux Québécois.
par nicolas publié dans : chronique communauté : Société aux Québécois
Vendredi 23 novembre 2007
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Bonjour! Bienvenue à la commuanuté la pensée du jour. Voici votre pensée quotidienne. Aujourd'hui, rien n'est impossible pour vous et pour vos proches! Tout vous est à la portée de main et peut importe les épreuve que vous aurez à réussir, vous réussirez avec le plus grand succès. Vous deviendrez jn athlète si vous souhaites  lancer des poinds. Vous serez un acteur si vous aimez la comédie. Vous deveindrez tous ce que vous voulez. Mais par contre, si vous voulez réussir, il faut quand même un peu d'effort de votre part. Sinon, laissez tomber tous ce que vous souhaitez avoir. Je vous souhaite uen bonne journée! Et nous nous revoyons demain vers 9:00 pour la pensée quotidienne du matin!

De Nicoa,s Rioux,

Adminstrateur à La Pensée Du Jour et à La Société Aux Québécois.

À demain!
par nicolas publié dans : société communauté : La pensée du jour
Vendredi 23 novembre 2007
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Je vous donne mes livres récents coup de coeur. Si vous ne l'avez  pas encore lu ou que vous ne connaissez pas cette collection jeunesse de l'Édition Les Intouchables, vous allez maintenant le découvrir. Celui dont j'étais en trian de vous parler se nomem Leonis. Collection de douze tomes, Mario Francis son auteur en est rendu à son dixième tome. Vendu dans les magasin Walt-Mart ou dans les librairie A à Z, il est vendu entre 6,71 dollars et 8,99 sans inclué les taxes. Ces romans comporte entre deux cents soixante et deux cent soixante seize pages. Le dernier romans de douze tome des Éditions des Intouchable d' Amos Daragon vendu à 8,99 sans taxe dans les libraire A à Z ou chez Walt Mart fait un grand succès dans le Québec depusi queqlque mois. Aussi, l'éditeur Folio Junior édite le septième livres De Joanne Kathleen Rowling connudans le monde entier, avec ses romans jeunesse. Il est vendu aux alentour de 35,00 dollars. Le prix baissera lorsque le livre deviendra moins récents c'est à dire dans les prochains mois. Il est vendu dans tout les magasins du monde et mêem certains dépanneur. C'Était mes trois coup de coeur les plus récent datant du mois de janvier seulement pour Amos Daragon et les deux autres du mois d'octobre. À la prochaine tout le monde!
par nicolas publié dans : société communauté : Société aux Québécois
Jeudi 22 novembre 2007
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Cette semaine, il faut que nous soyons satisfait de la vie. Nous sommes toujours normalement insatisfait de ce que l’ont a. Il faut rire de la vie et se dire que nous n’avons qu’une seule vie et qu’il faut que nous la finissions heureux. Il faut que nous mourions en faisant voir à Dieu qu’il a fait le bon choix de nous avoir créer. Il faut que nous nous laissions aller et pouvoir faire un sourire. Ne vous comparez à personne par contre. Lorsque nous parlons des démunis, il ont autant de chance que nous. Il sont des être vivants. Peut-être que nous ne le remarquons pas mais les pauvres ont une richesse intérieur et si nous regardons bien les riches, les pauvres, et ceux de classe moyenne, nous somme tous à égalité. Alors la comparaison n’est pas bonne dans notre vie. Déjà de respirer c’est quelque chose de bien dans la vie. Ne regardez pas ce que je dis du côté ridicule mais plutôt regardez cela positivement. C’est tout à fait réel ce que je vous raconte. Et c’est la logique des choses. Il ne faut pas commencer à croire que Dieu a créé des gens moins chanceux que d’autres ? Ce serait totalement injuste et c’est pourquoi je prends tant de lignes pour vous expliquer cela. Normalement, vous ne seriez pas supposé de vous forcer a aimé la vie mais à oublier que vous êtes vivants et que vous vous disiez que vous avez de la chance. Le destin fait parti d’un bout de chance. Lorsque nous sommes souvent en travail, voyez cela du bon côté. Vous aurez une paye par la suite et vous pourrez continuer à vivre. C’est ça que j’essaie de vous dire. C’est la torture qui nous donnera quelque chose. La torture ne devrait pas tout le temps être vu du mauvais côté, car c’est grâce à cela que la chance nous sourit. Si nous ne nous torturions pas un peu, il n’y aurait rien dans la vie. Surprenant ? Mais c’est ce que j’en dis de mon opinion personnelle. Pensez ce côté comme vous le voulez mais vous verrez un jour la vérité. Vous êtes des êtres qui sont unique. Et cela ne l’oublie surtout pas. Alors cette semaine, je voudrais que vous soyez très honnête envers vous même et que vous vous avouiez que la vie est un exploit et qu’elle soit belle plus que tout au monde. C’est ce qui fera un bout de votre confiance en soi et je crois que c ce que Dieu attends de nous. Dieu nous a donné a chacun une mission. La première je crois que c’est de raconté l’histoire de la bible dans l’ancien et le nouveau testament et le deuxième je crois que c’est de pouvoir avoir du plaisir. C’est la vie. Dieu ne nous aurait pas créé en aucune circonstance. Il nous a créé avec un but aux fonds de son coeur. Il veut que nous accomplissions nos missions. Nous sommes tous venant d’une même génération. Nous devons conserver la dignité de nos ancêtres. La vie est unique. Regardais cette phrase ((Rien n’existe dans la vie quand la vie n’existe pas.)) Comprenez-vous ce qu’elle signifie ? Il faut avoir réflexion ! La vie est fait de plein de bonne chose. C’est pourquoi il faut la vivre comme elle est. La vie nous dit quoi faire et nous avons tous un destin qui nous va a merveille. Personne n’est malchanceux. Je vais vous raconter une petite histoire qui vous expliquera pourquoi personne n’est malchanceux. Voici le commencement :

((Un homme riche s’en va au casino. Il veut gagner d’autres milliards d’argents. Un tirage se fait ce soir là dans ce casino. Il s’inscrit en mettant un billet dans un bocal pour un dollar. Lorsque le propriétaire du casino pigea aux hasard l’heureux gagnants de un milliard de dollars, il pigea à la place de cet homme riche un homme pauvre. L’homme pauvre pleurait de joie en voyant qu’il avait gagné le gros lot de un milliard de dollars. )) Dans cette histoire, voici se qu’il se serait produit si le riche aurait gagné : ((Un homme riche s’en va au casino. Il veut gagner d’autres milliards d’argents. Un tirage se fait ce soir là dans ce casino. Il s’inscrit en mettant un billet dans un bocal pour un dollar. Lorsque le propriétaire du casino pigea au hasard l’heureux gagnant de un milliard de dollars, il pigea le nom de cet homme riche. Ce riche rapporta vite son argent gagné chez lui. Lorsqu’il écouta les nouvelles, ils parlèrent du casino. Voici ce qu’il disait à la télévision :((Un homme dénommé Daniel (son nom) vient de gagner le gros lot de un milliard de dollars au casino. )) Daniel partit se coucher. Pendant cette nuit-là, des hommes ayant écouté le poste de nouvelles, allèrent voler tout son argent et ils tuèrent Daniel pendant son sommeil. )) Comprenez-vous que ce milliardaire ne serait pas mort s’il n’aurait pas gagné le gros lot. C’est pourquoi le destin guide vers le meilleur chemin. Maintenant, refaisons une dernière fois l’histoire mais cette fois-ci avec le pauvre. ((((Un homme riche s’en va au casino. Il veut gagner d’autres milliards d’argents. Un tirage se fait ce soir là dans ce casino. Il s’inscrit en mettant un billet dans un bocal pour un dollar. Lorsque le propriétaire du casino pigea au hasard l’heureux gagnant de un milliard de dollars, il pigea le nom de cet homme riche. Un pauvre démunis lui, avait dépensé son dernier dollar pour le tirage. Il allait maintenant être condamné à mourir. C’est ce qui lui arriva par la suite. )) Vous comprenez bien que chacun a le destin qui lui va le mieux. Personne n’est plus malchanceux qu’un autre. Alors sur ce, voici que fini cet article.

par nicolas publié dans : société communauté : La pensée du jour
Jeudi 22 novembre 2007